La problématique de la congestion des ports commerciaux se pose toujours. La Direction générale de la marine marchande et des ports relevant du ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, a adressé une note, datée du 6 janvier dernier, au PDG du groupe des services portuaires (Serport) dans laquelle elle évoque la nécessité de réactiver la procédure de déroutement des navires.
Ainsi, il est demandé aux responsables des ports « d’orienter les navires vers un autre port offrant de meilleures conditions de prise en charge, en termes d’efficacité et de timing ».
Ceci, en prenant en considération «la nature des marchandises transportées (sensibles, dangereuses, marchandises groupées, …) par les navires à dérouter, ainsi que les conditions de prise en charge par les ports vers lesquels ils sont orientés».
« Il vous est demandé de veiller à la stricte application de la présente note, et d’instruire les entreprises portuaires pour une meilleure concertation à ce sujet », a indiqué, dans ce sens, la direction de la marine marchande.
Cette dernière a fait référence, dans sa note, au Conseil des ministres du 02 juin 2024, et à sa correspondance du 20 novembre 2024.
Lors du Conseil des ministres cité, à propos des «mesures prises pour réduire les délais de passage portuaire des marchandises importées», le président de la République «a chargé le Gouvernement de concevoir une approche exhaustive pour une nouvelle stratégie de gestion portuaire, à soumettre en Conseil des ministres dans les meilleurs délais».
Au mois de novembre de la même année, la Direction de la marine marchande a adressé une correspondance au président de l’Association Professionnelle des Agents Maritimes Algériens (APAMA) relative à cette question.
Dans le même ordre, lors d’un conseil des ministres qui s’est tenu le 9 février 2025, le Président «a instruit le ministre des Transports de modifier le système de travail dans les ports avant la fin du mois en cours, selon le système 24/24 h, en particulier dans les ports à activité économique à savoir : Djendjen, Alger, Béjaïa, Annaba, Oran et Mostaganem». Une décision mise en application quelques jours plus tard, mail il semble que cela n’a pas suffi au niveau de certains ports qui connaissent périodiquement un problème de congestion.
Par : Elyas Abdelbaki












