C’est un véritable cri d’alarme que vient de lancer la Direction de la santé et de la population (DSP) de la wilaya de Batna. Un produit scolaire aux caractéristiques douteuses, circulant dans certains commerces et marchés locaux, fait l’objet d’une procédure de retrait immédiat.
Il s’agit d’un stylo multicolore dont l’extrémité est ornée d’une figurine en forme de petit ours, lequel contiendrait une poudre blanche à la composition inconnue, représentant un danger potentiel majeur pour la santé des écoliers.
Selon les termes de l’alerte, l’inhalation de cette substance mystérieuse intégrée au corps du stylo provoquerait des symptômes inquiétants, allant des vertiges chroniques à une perte de concentration sévère. Ce signalement, qui émane d’une instruction officielle du wali de Batna, Benahmed Riadh, fait suite à des rapports sécuritaires et techniques confirmant la dangerosité de cet article, notamment chez les enfants, cible première de ce type de gadgets importés.
Face à cette menace, la DSP a appelé les parents d’élèves, les commerçants et l’ensemble des citoyens à faire preuve de la plus grande vigilance. En pleine période d’examens trimestriels et à l’approche de l’Aïd El Fitr, les autorités insistent sur la nécessité de boycotter ces produits d’origine douteuse et de signaler systématiquement leur présence aux services de sécurité ou de contrôle des prix. Une responsabilité collective est ainsi invoquée pour endiguer la propagation de ces articles qui inondent les étals sans aucun contrôle préalable.
Sur le plan opérationnel, une vaste campagne de sensibilisation a été lancée en milieu scolaire. Les directeurs d’établissements ont été instruits de signaler tout cas suspect présentant les symptômes mentionnés, alors que des rapports détaillés sont transmis quotidiennement aux services de la wilaya, puis au ministère de l’Intérieur qui suit le dossier de près.
Parallèlement, la fameuse poudre blanche a été envoyée en laboratoire pour des analyses physico-chimiques approfondies afin d’en déterminer la toxicité exacte.
Ce nouvel incident remet sur le tapis l’épineuse question du contrôle des produits scolaires importés. Il y a quelques années déjà, des industriels locaux avaient tiré la sonnette d’alarme sur la nécessité de créer des laboratoires de contrôle au niveau des ports et des frontières. Ils pointaient du doigt la présence de composants chimiques dangereux, tels que le plomb, dans les couvertures de cahiers ou les encres de produits bas de gamme, causant des pathologies cutanées et oculaires, voire des maladies beaucoup plus graves.
Par : Amina A.










