Le taux d’avancement global du projet du barrage de Bouhdid a atteint 92%, indique le ministère de l’Hydraulique. Par ailleurs, l’installation des équipements essentiels, notamment les vannes, a déjà été finalisée, marquant une étape décisive vers la mise en service complète de cette infrastructure stratégique.
Dans une réponse officielle adressée au député Abdelwahab Daïra, le ministre de l’Hydraulique est revenu en détail sur l’état d’avancement du barrage de Bouhdid, situé dans la wilaya d’Annaba. Tout en saluant l’intérêt du parlementaire pour le secteur, il a reconnu les retards enregistrés dans la réalisation de ce projet d’envergure, initialement prévu dans des délais plus courts.
Ces retards s’expliquent principalement par des contraintes techniques majeures, notamment liées à la nature géologique du site. Le terrain sur lequel repose le barrage a nécessité des travaux supplémentaires de consolidation, aussi bien au niveau des fondations que des berges et du corps en béton. Ces interventions, indispensables pour garantir la sécurité et la durabilité de l’ouvrage, ont inévitablement impacté le calendrier initial.
Malgré ces difficultés, les autorités mettent en avant les progrès significatifs réalisés ces derniers mois. Déjà en février dernier, le taux d’avancement était estimé à 85%, avec un objectif de réception fixé au mois d’avril 2026. Le projet fait l’objet d’un suivi régulier sur terrain par les services compétents, afin d’accélérer le rythme des travaux tout en respectant les normes techniques en vigueur.
Le barrage de Bouhdid s’inscrit dans un programme d’urgence visant à protéger la ville d’Annaba contre les inondations. Doté d’une capacité théorique de 750.000 mètres cubes, il permettra de capter les eaux de pluie en provenance des hauteurs du massif de l’Edough et des zones ouest de la ville. Ces eaux seront ensuite dirigées vers l’oued Boujemaâ, dans la commune d’El Bouni, avant d’être évacuées vers la mer.
L’un des apports majeurs de cet ouvrage réside dans sa capacité à réguler le débit des eaux, en le réduisant de 160 mètres cubes par seconde à environ 10 mètres cubes par seconde. Une telle maîtrise contribuera significativement à limiter les risques d’inondation et à protéger les quartiers résidentiels.
Le ministère de l’Hydraulique assure enfin que le suivi du projet se poursuit avec rigueur, avec pour objectif une livraison dans les meilleurs délais, conformément aux engagements pris pour la protection durable de la wilaya d’Annaba.
Par : Ikram Saker










