L’affaire en question a pris une autre tournure, les services sécuritaires ont été destinataires de ce même dossier. Les plaignants ont été convoqués, dimanche, pour avoir plus d’informations sur les litiges les opposant à l’édile de la ville.
Jeudi dernier, le maire d’Annaba a été auditionné à son tour, par le juge d’instruction dans l’affaire de vols et d’abus de pouvoir. Le dossier sera transmis à un tribunal hors compétence pour jugement dans une autre commune autre que celle qui détient la qualité d’officier de l’état civil, selon le code pénal
Après l’audition par le juge d’instruction de la Première chambre, les plaignants ont été convoquées, dimanche, par les services sécuritaires pour avoir plus d’informations sur les litiges les opposant à l’édile de la ville. Pour traiter ce problème, les services sécuritaires se sont saisis du dossier pour enquêter sur la décision du maire d’Annaba d’ordonner la démolition, sans jugement du domicile de cette famille et la saisie de leurs biens. Les recherches ont déjà commencé pour trouver le lieu de son entreposage confirme une des victimes qui a remis aux services sécuritaires un dossier identique à celui remis au juge d’instruction.
Lors de son audition, l’accusé C-Y a nié tous les faits qui lui sont reprochés. Les plaignants, au nombre de 3 ont été les premiers à être entendus dans cette affaire. Pour rappel, les informations fournies par la victime A-A concernent surtout la confiscation du matériel sans documents l’autorisant et surtout sans procès-verbaux de saisie.
Ce que les plaignants considèrent comme un vol. D’autant plus que le matériel confisqué demeure introuvable même au niveau de la fourrière. Il a disparu sans aucune trace, confirment nos sources. Le P/APC avait demandé officiellement aux propriétaires des lieux de débarrasser l’endroit des décombres à travers une mise en demeure n°844/2023, remise par le délégué de secteur.
Cependant, pour cette même opération, le P/APC a réservé un montant de 400 millions de centimes, mis en adoption pour délibération jeudi prochain à la faveur de la session ordinaire de l’APC. Selon les victimes, le P/APC Annaba leur a exhibé un acte de propriété falsifié et apocryphe, établi frauduleusement à la base d’une procuration falsifiée par une femme répondant aux initiales de B-Z, incarcérée pour faux et usage de faux, dont nous détenons un acte de jugement.
Cette femme incarcérée actuellement à la prison de Guelma, purge une peine de 3 années fermes pour ce même délit, a vendu à une société privée, CBS, appartenant à une personne répondant aux initiales de B-A, un lot terrain sur le site du 3 KM à la RN 44. Cet acte a exproprié les propriétaires de leurs terres alors que la chambre administrative du tribunal d’Annaba avait annulé l’acte de vente suite à la plainte déposée par la direction des Domaines dont le dossier 00023/14, enregistré sous le numéro 00644/14 du 24/06/2014, dossier en notre possession..
Par : Amar Ait Bara






