Le ministère de l’Education nationale a réagi, hier, à la polémique suscitée ces trois derniers jours par la question de l’accès des mères aux écoles. Le département dirigé par Mohamed Seghir Saadaoui a donc rappelé dans un communiqué que le rôle des parents était majeur dans le suivi de leurs enfants scolarisés, tout en apportant un démenti aux informations faisant état d’une interdiction faite aux mères de suivre la scolarité de leurs enfants au des établissements scolaires.
La controverse a éclaté après la publication, par des directeurs d’établissements scolaires, de décisions interdisant aux mères l’accès aux écoles, au motif que seul le « tuteur légal » serait habilité à intervenir auprès de l’administration. Une interprétation selon toute vraisemblance abusive, dans la mesure où le décret exécutif n°10-03 du 04 janvier 2010 fixant les conditions d’accès, d’utilisation et de protection des établissements d’éducation et d’enseignement stipule pourtant que les « parents d’élèves » ont droit à l’accès aux établissements éducatifs, sans faire la distinction entre les « pères » et les « mères ».
Dans son communiqué, le ministère a déploré la circulation de ces publications, soulignant que le suivi du parcours scolaire, des résultats et du comportement constitue une « responsabilité éducative partagée entre la famille et l’école ».
« Le ministère de l’Éducation nationale accueille favorablement la présence des parents au sein de l’ensemble de ses établissements éducatifs, en tant que partenaires et accompagnateurs contribuant à assurer le bien-être et la discipline nécessaires à nos enfants au sein des établissements scolaires », a écrit le ministère.
De même, le ministre a critiqué ces messages diffusés sur les réseaux sociaux, les qualifiant de « faux, trompeurs et provocateurs ». Selon lui, ces publications cherchent à « semer la discorde » entre les familles, en particulier les mères, et les écoles. « Le suivi de la situation des enfants est une démarche importante que nous encourageons auprès des parents, tout en laissant à ces derniers le soin de convenir, dans les situations ordinaires, de la personne chargée d’assurer ce suivi. Dans les cas exceptionnels, qui restent rares, les dispositions réglementaires en vigueur dans ce domaine sont appliquées », a déclaré le ministre.
Le ministère de l’Education met un terme à une polémique qui risquait de perturber la scolarisation des élèves avec tous les problèmes que l’ « interdiction », répercutée par certains directeurs d’établissements scolaires, pouvait provoquer.
Par : Elyas Abdelbaki












