Par : Zaoui Abderaouf
Les grands rassemblements dans les grandes salles de sports et autres institutions étatiques n’attirent plus les foules, les bus et cars que l’on mettait à la disposition des partisans pour remplir ces espaces sont rares ou plutôt absents, les klaxons qui n’arrêtaient pas de résonner haut et fort et les haut-parleurs qui faisaient les éloges des candidats indépendants ou des partis ne font plus partie du décor de l’actuelle campagne électorale, comparativement à celles des années passées. Les candidats de partis et ex-candidats ou militants de ces mêmes partis ayant changé de camp pour d’autres listes, hésitent visiblement à se monter au grand public, l’on ne sait trop pourquoi. Les indépendants, eux, se contentent du minimum, c’est-à-dire imprimer leurs posters, les afficher et les distribuer à qui viendrait à leur rencontre ou à ceux qu’ils abordent en cours de route ou dans les cafés et places publiques. C’est ainsi que se déroule la campagne de cette année, il y a comme un semblant de réserve, d’humilité, de timidité et de crainte qui habitent les candidats, c’est comme s’ils craignaient d’être mal jugés par les citoyens ayant choisi de ne pas voter. Et, à défaut de grands rassemblements, les candidats des listes indépendantes, mais également ceux des partis structurés, préfèrent le contact direct avec les électeurs, ils se rendent dans les cafés, les places commerciales et autres endroits publics où les citoyens se rassemblent pour mener leur campagne. Les citoyens, bons enfants, les écoutent, leur posent des questions, se renseignent sur leurs niveaux scolaires et demandent après leurs programmes, il faut dire que beaucoup de citoyens s’intéressent de très près à ce que les candidats prévoient dans leur programmes. Et bien sûr, par humilité ou par respect, les éventuels électeurs promettent de voter pour eux ou d’étudier sérieusement leurs cas. Certains candidats conscients du rôle qui leur sera dévolu au sein de l’assemblée nationale et, sachant que leur rôle premier consiste à légiférer, ne se hasardent pas dans des domaines qui ne les concernent pas, d’autres par contre s’attèlent à promettre monts et merveilles à ceux qui les écoutent. À chacun ses arguments. Chacun mène sa campagne à sa façon. Toujours est-il que la campagne se déroule normalement à Mila, aucune contrainte n’est venue, à ce jour, entraver sa bonne marche.










