Dans le cadre des efforts de sauvegarde du patrimoine culturel et historique de la région, la wilaya de Tébessa s’apprête à renforcer la sécurité autour du vaste site des remparts byzantins, situé au cœur de la ville. D’après les déclarations du directeur de la Culture et des Arts de la wilaya, un dispositif de vidéo protection sera très prochainement déployé sur le périmètre du monument.
Le responsable a précisé que la fourniture et l’installation de ces caméras haute définition débuteront au cours de cette semaine. La sélection de l’entreprise chargée des travaux a déjà été finalisée, alors que le chantier d’aménagement extérieur du site touche à sa fin.
Cette initiative s’inscrit dans une démarche globale visant à préserver les vestiges archéologiques des incivilités et des dégradations répétées. Elle répond également aux attentes pressantes des habitants, désireux de voir ce joyau patrimonial protégé après les récents travaux de réhabilitation. Porté par la direction de l’Urbanisme et de la Construction en coordination avec celle de la Culture, ce projet sectoriel a permis de redonner un nouveau visage à cet espace emblématique.
Le directeur a en outre, fait part du lancement imminent d’un autre projet dédié à la remise en état des clôtures de protection en fer forgé. Ce programme bénéficiera non seulement aux remparts byzantins, mais aussi à l’amphithéâtre romain et au complexe de la Basilique. Les procédures de choix des entreprises exécutantes sont actuellement en cours.
Pour rappel, l’enceinte byzantine de Tébessa a été édifiée sous le règne de l’empereur Justinien, entre 535 et 538 apr. J.-C., en réutilisant des matériaux issus des constructions romaines environnantes. Cet imposant rectangle fortifié, s’étendant sur une superficie de 8,5 hectares, mesure 320 mètres de long sur 280 mètres de large. Ses murailles et ses 14 tours défensives atteignent une hauteur de 10 mètres. Conçu à l’origine pour repousser les invasions et contenir les révoltes locales, le site a été classé monument national le 30 novembre 1982 (Journal officiel n° 48).
Par : Amina A.











