Le nouveau du président du comité de participation du complexe sidérurgique Al SOLB El Hadjar est désormais connu, il s’agit de Khadouche Rafik. Il a été élu à l’unanimité et Nasser Mohamed Réda en tant que vice-président du CP.
Il succédera ainsi à Daoud Kechichi. Pour rappel le processus électoral a débuté le 26 Aout dernier par un scrutin général de l’ensemble des ouvriers et cadres à travers les 22
unités de production pour élire des délégués du personnel par l’émergence de nouveaux visages et un recul notable dans les urnes des anciennes têtes qui ne font pas l’unanimité parmi les sidérurgistes.
Alors que la deuxième phase du processus électoral consistait à élire le président du CP et de son bureau exécutif après la validation des 84 délégués en vase clos. Selon la législation algérienne, notamment la loi 90-11, le comité de participation sert d’organe de liaison et
de concertation entre les salariés et la direction.
Une instance représentative élue dans un climat marqué par des attentes fortes sur les salaires et la stabilité de l’emploi. Des avis unanimes de certains sidérurgistes, le climat social s’est largement détérioré. Plusieurs d’entre eux dénoncent les retards récurrents des versements des salaires et primes.
Pour d’autres, des conditions de travail dégradées ainsi que le non-respect des engagements pris dans le cadre des accords collectifs. Des voix se sont également élevés sur la réhabilitation des équipements dégradés qui mettent en danger la sécurité du personnel, la mise à disposition des moyens de production et de protection, ainsi que l’instauration d’un dialogue social sérieux avec des partenaires compétents.
En Mai 2025, le syndicat d’entreprise, dans un communiqué rendu public, a qualifié la situation sociale « d’explosive et appelé à l’intervention des autorités nationales » Face à cette situation peu reluisante, il est grand temps pour trouver une formule pour sauver ce fleuron de l’industrie algérienne.
Les discussions engagées avec China Baowu Steel Group ouvrent une nouvelle piste pour la signature d’un contrat d’investissement. La visite du ministre de l’industrie, au mois d’Aout dernier, a révélé que le complexe sidérurgique d’El Hadjar revient au centre de la stratégie industrielle algérienne.
Par : A.Ighil












