C’est aux frontières que se joue une première partie de la protection du consommateur. La qualité des marchandises, leur conformité aux normes et les conditions dans lesquelles elles entrent sur le marché peuvent avoir des conséquences directes sur les achats des ménages. Contrefaçons, produits douteux, marchandises introduites en dehors des circuits réglementés et trafics transfrontaliers ne relèvent donc pas uniquement du contrôle douanier. Ils peuvent aussi fausser la concurrence et favoriser certaines pratiques sur les prix.
Le dispositif de contrôle a été renforcé avec une présence douanière accrue aux frontières terrestres et un réseau élargi d’inspections chargées de vérifier la qualité des marchandises et de lutter contre les fraudes. L’objectif est d’intervenir en amont, avant que les produits concernés n’atteignent le marché. Depuis juin, des centres douaniers de garde assurent ainsi une présence permanente dans les zones frontalières terrestres. Fonctionnant jour et nuit, ils renforcent les patrouilles et appuient les équipes engagées contre les trafics. Leur coordination avec la Gendarmerie nationale doit également permettre de mieux lutter contre les réseaux opérant dans ces zones. Le contrôle s’étend aussi aux frontières maritimes, aux aéroports et aux zones placées sous contrôle douanier. Le réseau des inspections chargées du contrôle de la qualité et de la répression des fraudes compte désormais 53 structures.
Dans un contexte où les circuits parallèles exposent davantage le consommateur, ce renforcement vise à assainir le marché. Il ne garantit pas une baisse des prix, mais peut limiter les pratiques frauduleuses et écarter les produits non conformes. Pour le consommateur, l’enjeu reste concret : pouvoir acheter des produits contrôlés, traçables et commercialisés dans des conditions plus transparentes.
Par : R.C






