L’enquête publique pour l’aménagement et la révision des Plans d’Occupation des Sols (POS) est lancée depuis quelques jours dans le
hall du siège de l’Assemblée Populaire communale (APC) d’Annaba. Il s’agit des POS de Sidi Aissa 2, La Caroube, Ennasr, Champ de Mars et
la Tabacoop. Des amoureux de la ville, des membres d’associations et des spécialistes du domaine urbanistique ont émis de nombreuses
réserves.
Un architecte, enseignant universitaire associé, relève notamment l’inexistence des dossiers des POS soumis à l’enquête publique, qui ne permettent pas au citoyen de vérifier, de constater et de s’exprimer en connaissance de cause. Il a été constaté, sur les lieux de l’enquête publique, l’absence du commissaire enquêteur désigné, à cet effet, par arrêté du P/APC et cela en application de l’article 10 du décret exécutif 91-178 du 28 mai 1991. Notre interlocuteur, en spécialiste averti, constate que «trois des six documents graphiques affichés ne sont pas conformes à l’échelle requise par la législation en vigueur (18.f du décret exécutif 91-178).
Ce qui induit une lecture aléatoire, imprécise et confuse des plans affichés». Une autre réserve concerne «l’unique graphique affiché pour chaque POS», qui exprime un non-respect flagrant de l’article 69 de la loi 90-25 du 18/11/1990 relative à l’orientation foncière. Toujours pour notre interlocuteur, «les constructions projetées portent atteinte, dans leur majorité, aux cachets urbanistiques et architecturaux des tissus
existants, notamment par leurs dimensions et leurs situations.»
Ce qui induit que «les hauteurs permises sur les projets des POS seraient illégales et impacteront négativement l’urbanisme de la ville qui sera
certainement défigurée. A l’image de la projection des constructions en R+12 sur l’axe C.W 22 5 Sidi Aissa-La Caroube, sont incompatibles avec les dispositions contenues dans la ZET de la corniche d’Annaba. L’extension de l’urbanisation, sa densification vertigineuse sur le littoral et toutes les autres zones de la ville, ne préserve pas les espaces naturels et portent une grave atteinte au littoral, ainsi qu’aux zones humides, en sus d’induire la congestion dramatique de la ville d’Annaba et son étouffement certain.» A l’occasion, notre interlocuteur lance un appel solennel au wali d’Annaba «pour reconsidérer les études des POS en question avec des personnes désintéressées dans le but d’appliquer simplement les lois de la république».
Par : A.Ighil







