En marge des 20èmes journées des ordres médicaux de la région d’Annaba regroupent les wilayas de Guelma, Skikda, Souk-Ahras et El-Tarf, mais aussi de Tunisie, de Mauritanie, le professeur Ayadi Abdelaziz président du Comité d’organisation a révélé la révision du code de déontologie médicale, vieux de plus d’une trentaine d’années. En effet, le code de déontologie médicale algérien fut établi par décret exécutif N°92-276 du 06 juillet 1992 et sa révision reste un sujet complexe, impliquant des aspects de droit, d’éthique et de pratiques professionnelles.
En revanche, la déontologie médicale est un sujet dynamique qui évolue
avec les avancées scientifiques, les mutations sociales et les nouvelles questions éthiques. A ce titre, un évènement scientifique s’est tenu à l’hôtel Sabri, durant deux jours, durant lesquels une vingtaine d’intervenants a largement débattu sur le thème «Réseaux sociaux et éthique médicale».
Nous avons également noté la présence du SG de l’Union des médecins arabes, docteur Oussama Abdel Hay, de nationalité égyptienne. L’invité des journées a, d’emblée, condamné la situation génocidaire du territoire palestinien à Ghaza et appelle à un cessez-le-feu.
Concernant le thème débattu lors de ces journées, le SG de l’Union des médecins arabes a dit que «les réseaux et l’intelligence artificielle sont de grands défis qui peuvent détruire la profession de médecin, mais qui peuvent, au contraire, développer la médecine à condition de mettre en place des règles claires de déontologie». À une question sur les principaux défis de l’Union des
médecins arabes, notre interlocuteur a indiqué que «durant ces quinze dernières années, nous avons lutté pour que les différentes organisations professionnelles de santé, à travers le monde arabe, soient indépendantes de toute appartenance politique». Quant au démantèlement du système de santé et d’autres infrastructures essentielles, l’étouffant siège et le refus systématique d’assistance humanitaire, détruisent les conditions de vie à Ghaza. Docteur Oussama Abdel Hai révèle que «plusieurs médecins, de plusieurs pays arabes, sont fin prêts pour intervenir dans l’enclave de Ghaza, dans le cas où les conditions le permettent».
Par : A.Ighil







