Le marché couvert de la ville d’Ain Beida, datant de l’époque coloniale (1886) et le Souk El-Fellah du chef-lieu de wilaya sont fermés depuis les 1988, sans pour autant les utiliser pour éradiquer l’informel dans nos cités. Tous les walis qui se sont succédé depuis cette date n’ont pu trouver une solution pour rouvrir ces deux espaces commerciaux importants. Celui de la capitale des Haracta appartenait à l’APC. Mais après 1988, les Domaines publics l’ont récupéré pour des raisons qu’on ignore. La société civile, la population beidie et celle du chef-lieu de wilaya ont exhorté les walis pour réhabiliter ces espaces abandonnés. Mais hélas, ce dossier gît au fond des tiroirs de l’administration.
Si, aujourd’hui, tous les trottoirs et placettes du centre-ville sont squattés par des pseudo-commerçants, c’est parce qu’on n’a pas récupéré ces structures d’utilité publique. Le wali partant a tout visité pour encourager ces marchés de proximité afin de réguler le marché des produits de large consommation et lutter contre la spéculation. La question qui se pose maintenant par de nombreux citoyens est de savoir si le nouveau wali va étudier de nouveau ce dossier épineux afin de trouver une solution définitive au marché couvert d’Ain Beida et au Souk El-Fellah d’Oum El-Bouaghi.
Les élus locaux considèrent que le marché couvert leur appartient puisqu’il a été tout le temps un bien de la municipalité, alors que les responsables des Domaines publics le considèrent comme leur bien! Un véritable dilemme qui nécessite l’intervention du premier responsable de la wilaya. D’une architecture arabesque inégalable, le vieux marché couvert de la plus grande daïra de la wilaya d’Oum El-Bouaghi, envahi par la poussière, par les rats et les pigeons, est considéré comme étant un patrimoine rare de la ville qu’il faut sauver de la dégradation.
Hélas, à travers plusieurs communes de la wilaya, de belles bâtisses datant de l’époque coloniale et des années 60/70 nécessitent l’intervention des pouvoirs publics pour les sauver de la mort, tels que le théâtre, le musée (ex-église) et le siège des contributions d’Ain Beida situé face au square du boulevard du 1er Novembre 1954.
Aujourd’hui, l’Etat investit énormément dans la création des marchés couverts et de proximité çà et là, alors que des structures neuves sont hermétiquement fermées! Il est temps que les pouvoirs publics récupèrent ces structures économiques et ces constructions rustiques pour les restaurer et les peaufinés pour en faire des institutions étatiques utiles.
Par : Chaffai Chawki












