Plusieurs cités n’ont pas été alimentées en eau potable depuis 12 jours, selon les locataires des 150 logements EPLF, sis route de Khenchela. En cette période caniculaire, des familles souffrent le martyr dans cette attente sacrificielle qui les pousse à faire appel aux colporteurs d’eau imposant, ainsi, le prix d’une citerne à 1000 dinars. Les pauvres abonnés sont pénalisés par deux fois. Ils payent la facture salée de l’ADE et celle du colporteur. “Sans eau en été. C’est vraiment difficile.
Sachez que je parcours des kilomètres pour ramener le liquide vital d’un vieux puits ou d’une source séculaire appartenant à un agriculteur de la région”, me confie un locataire de cette cité maudite. La mauvaise gestion de l’eau dans cette ancienne daïra de la wilaya d’Oum El-Bouaghi ne date pas d’aujourd’hui. Depuis plus d’une décennie, plusieurs cités sont privées d’eau potable en été comme en hiver pour de longues durées sans pour autant l’ADE n’informe les habitants de ces carrés importants sur ces coupures inopinées.
Si aujourd’hui des quartiers sont privés d’eau, des quantités énormes de ce liquide vital sont déversées dans les égouts sous le mutisme des responsables de cette institution de l’Etat. Cette hémorragie est due essentiellement à la vétusté du réseau d’AEP en métal datant de l’époque coloniale. La direction de l’Hydraulique, en collaboration avec l’ADE, doit inscrire une opération de réhabilitation du réseau de canalisation avant l’arrivée des orages en septembre.
L’appel de toute une population est adressé à M. Nefla, wali d’Oum El-Bouaghi, pour intervenir auprès de l’ADE afin de trouver une solution définitive à ce problème qui n’a que trop duré.
Par : Chaffai Chawki












