Longtemps relégué au second plan, l’Algérie se lance enfin dans une course contre la montre afin de mieux appréhender les tendances du marché des plantes aromatiques et médicinales. La Chine domine le marché des exportations avec près de 33% du marché mondial que ce soit en volume ou en valeur. Deux pays méditerranéens émergent sur le marché mondial, l’Egypte et le Maroc.
En effet, le premier forum national consacré à la filière des plantes aromatiques et médicinales (PAM) a été organisé la semaine dernière à Bordj Bou-Arréridj à l’initiative de la direction des Services agricoles et de la direction générale des Forêts, avec la participation d’un panel de spécialistes, de chercheurs, d’universitaires, de laboratoires pharmaceutiques, et rehaussé également par la présence de 22 wilayas.
Plusieurs secteurs ont exposé, à cette occasion, leurs produits, dont notamment les industries pharmaceutiques et para-pharmaceutiques, les industries alimentaires, l’herboristerie et le matériel d’extraction et de raffinage.
Les organisateurs ont indiqué que cette initiative avancée par le wali de Bordj-Bou-Arreridj, M. Nouicer K, s’inscrit dans le cadre de la relance économique et du développement du monde rural. Dans son plaidoyer à l’ouverture des travaux, ce dernier a mis l’accent sur la nécessité d’accorder davantage d’importance à la culture et l’exploitation des PAM car, dit-il, c’est un créneau actuellement négligé, mais qui peut-être très porteur et une source importante de valeur ajoutée et de revenus extérieurs.
A titre d’exemple, ce créneau représente plus de 50% des exportations agricoles (hors élevage) et emploient plus de 110.000 personnes en Albanie. « Ce premier forum national dédié à la filière PAM ambitionne de constituer un cadre de promotion et de valorisation d’une filière dont la demande nationale et internationale est en croissance ces dernières années marquées par une modification des habitudes alimentaires, et une demande en produits naturels destinés aux soins et à l’hygiène», a souligné un conférencier.
Abondant dans le même sens, le wali regrette cette perte de temps. «Malgré les potentialités dont dispose la wilaya, nous ne sommes pas à la hauteur de ses richesses, leurs exploitations rationnelles sont une urgence immédiate car nous avons perdu beaucoup d’espace et de temps.
Les débats et les réflexions antérieurs ont été creux, explique-t-il non sans regret. Pour sa part, Me K. Achouri, directrice à la direction générale des Forêts, chargée des écosystèmes forestiers, dans son intervention a souligné l’importance de mettre en valeur les perspectives et l’épanouissement de ce secteur tout en levant les contraintes et entraves. L’Algérie reste un pays importateur qui s’approvisionne auprès du Pakistan, de l’Inde et de la Chine notamment en épices.
Par : Aek Djerbah












