La ville d’Ain Beida compte un grand nombre d’écoles primaires datant de l’époque coloniale et des années 60, à savoir Loucif M’Barka, Kanouni Tayeb, Saidi Djemai, nécessitant une opération de réhabilitation durant la période estivale prochaine. Ces dernières ont besoin d’une enveloppe financière importante pour réparer les clôtures, l’étanchéité, la boiserie, les sanitaires, la chaufferie et changer les citernes d’eau potable installées depuis des années dans certains établissements.
Plusieurs d’entre elles ne possèdent ni cantine scolaire pour servir un repas chaud aux apprenants ni encore moins une salle spacieuse pour les enseignants pour préparer leurs leçons. Les dernières pluies diluviennes qui se sont abattues sur la ville, ont laissé apparaitre beaucoup de lacunes et de malfaçons dans les réalisations, nécessitant l’intervention des pouvoirs publics. A cet effet, des aides financières doivent être débloquées pour sauver ces anciennes structures faisant parties du patrimoine de la cité. Il est à noter que la municipalité de la capitale des Haracta n’a pas les moyens financiers pour prendre en charge plus d’une trentaine d’écoles primaires à la fois.
Le service technique de l’APC est interpelé pour dépêcher, le plutôt possible une commission composée d’architectes et de bureaux d’étude spécialisés dans la réparation de l’ancien bâti afin de recenser les écoles primaires en piteux état nécessitant des rénovations urgentes. L’école Kanouni Tayeb (ex-Dawdi), un monument de la ville complètement décati, connait ces derniers temps, une dégradation inégalable sous le mutisme des élus locaux de la mairie. On y voit des vitres cassées, une étanchéité vétuste, une toiture perméable aux eaux pluviales et des plafonds occupés par des pigeons.
Cette école dont l’architecture est unique en Algérie, reçoit des milliers de visiteurs chaque année, parmi eux d’anciens élèves scolarisées qui vivent actuellement à l’étranger. Aujourd’hui, tous les Bédis exhortent le premier responsable de la wilaya afin d’intervenir pour sauver ce beau patrimoine de la capitale des haracta.
Par : Chaffai Chawki












