
Ce quartier Fakharines 3 a été classé par ses habitants comme étant une zone sinistrée ou d’ombre comme ces derniers aiment à l’appeler ainsi, nécessitant un intéressement particulier de la part des autorités de la ville. Cet endroit oublié, comme s’il datait d’une autre époque, manque de toutes les commodités et infrastructures de base, alors que cette cité est située en plein quartier des Fakharines 1 et 2.
L’exiguïté de ce qui ressemble à une route ne permet pas le passage de deux véhicules en même temps, sauf si l’un cède le passage à l’autre. Aucune viabilisation n’a été programmée et les anciennes routes sont dans un piteux état, avec des nids de poule et cet endroit n’a connu aucune amélioration urbaine, même l’éclairage public est inexistant. Ce lieu est devenu dangereux puis qu’il est enclavé et pour en sortir, il faut faire demi-tour, les véhicules font la marche arrière au lieu de dévier sur place pour sortir de ce « ghetto ». Pour rejoindre leurs domiciles, les riverains sont confrontés aux problèmes des accidents et aux ordures qui jonchent ces rues, avec tous les bestiaux existants qui rôdent autour, notamment au niveau des monticules d’immondices. Les rues de ce quartier sont dépourvues de trottoirs, au motif que certaines propriétaires de bâtisses informelles ont squatté les trottoirs et mêmes une partie des routes. Ces routes de fortune sont cernées par des arbustes sauvages et des énormes rochers inaccessibles, donnant l’air d’une jungle abandonnée. Aujourd’hui, ne pouvant plus supporter cette situation chaotique à laquelle s’ajoute les aléas climatiques, la boue et le danger, ces riverains ont peur pour leurs enfants qui font les allers-retours de ce quartier 4 fois par jour.
Ainsi, ces riverains qui ont pris conscience de cette situation inquiétante dans laquelle ils vivent, interpellent à cet effet le wali d’Annaba, Djamel Eddine Berrimi, pour remédier à cette situation. En effet, ces riverains éprouvent d’énormes difficultés pour rejoindre leurs domiciles en cette période des pluies, car l’accès est obstrué par les nombreuses flaques d’eau qui se sont formées. Aussi, ces derniers contestent la volte-face des services communaux qui doivent se pencher sur cette situation et procéder à l’assainissement et surtout à la réhabilitation des routes et les pentes glissantes de ce quartier oublié. Et le mécontentement des citoyens a été exprimé à travers une requête de dénonciation qui a été transmise à qui de droit, ainsi qu’aux plus hautes instances du pays, dont une copie au président de la République, Abdelmadjid Tebboune.
Amar Ait Bara







