Par : Hamoudi Chebout
Se rendre aux urgences médicales à l’hôpital Zerdani à Ain Beida relève d’une gageuse pour bénéficier d’une consultation en bonne et due forme de par les médecins ou du personnel paramédical. Un malade s’est vu carrément refoulé alors qu’il souffrait le martyre. Le médecin de garde l’avait ausculté à distance, sans usage du stéthoscope, ni du tensiomètre, en lui disant tout bonnement d’aller acheter chez le pharmacien du coin du Doliprane et, si au bout de trois jours, son état persiste qu’il fasse des analyses, rien que çà.
L’on se demande si c’est une nouvelle approche initiée par ce genre de médecins pour soulager un tant soit peu les malades, ou ça les répugnent de toucher leurs patients. Ceci équivaut à une atteinte aux règles de l’éthique, et surtout au serment cher à cette noble fonction.
Ce sont ces mêmes malades qui, lors de la dernière pandémie, se sont portés volontaires pour porter aide et assistance au corps médical qui était au casse-pipe, et se sont délestés de leurs économies ainsi que de leurs bijoux pour acquérir des générateurs d’oxygène. Ce sont ces mêmes malades qui offrent, à chaque occasion, leur sang pour renflouer les banques de sang afin de sauver des vies et surtout porter une aide conséquente et faciliter la tâche à ces mêmes praticiens.
Ce comportement négatif risque de porter un sacré coup à la corporation. Il est impératif que le directeur de la santé de Oum El-Bouaghi fasse le nécessaire pour que ce genre de comportement soit banni à jamais.
Le droit à la santé est garanti par la Constitution, et tous les praticiens sont dans l’obligation de porter aide et assistance à ceux qui ont en besoin. L’Etat algérien les emploie pour qu’ils exécutent honnêtement et avec le sourire la mission qui leur est assignée. Soulager un malade est un geste auguste et humain de surcroît.












