Suite à l’arrestation de 61 ressortissants marocains à Oran s’apprêtant à commettre des actes de sabotage après une infiltration par la Tunisie, de nouvelles révélations mettent en lumière le profil de ces individus. Selon des sources concordantes rapportées par le quotidien El Khabar, la majorité d’entre eux seraient des repris de justice recrutés à la suite de mesures de grâce.
L’affaire de l’interpellation de 61 citoyens marocains par les services de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) à Oran continue de livrer ses secrets. Alors que le communiqué officiel de la Sûreté nationale avait initialement confirmé l’implication d’un ancien militaire parmi les suspects, l’analyse des profils de ce groupe révèle un mode opératoire bien rôdé.
Interrogé sur les tenants et aboutissants de cette opération, l’activiste Issa El Arabi, président de l’Association de la République du Rif, contacté par El Khabar, a apporté un éclairage précis sur la nature de ce réseau. Selon les informations recueillies auprès de sources bien informées, la grande majorité, voire la totalité des mis en cause, sont des criminels de droit commun ayant profité de remises de peine ou de grâces royales. Selon lui, l’objectif de cette stratégie prêtée au Makhzen consisterait à instrumentaliser des détenus lourdement condamnés — y compris pour des affaires de sang — en les convertissant en relais d’opérations de sabotage ou de déstabilisation hors des frontières marocaines. Il a rappelé, à ce propos, que le Makhzen avait eu recours, par le passé, au même procédé dans l’affaire de Ceuta.
Incursion via Tunis
Des repris de justice ont été également sollicités pour mener un forcing aux ponts de passage frontaliers et ouvrir des brèches pour des milliers de migrants clandestins. Aussi, l’enquête démontre que le groupe a opéré selon un plan d’infiltration coordonné.
Après s’être introduits par voie terrestre depuis le territoire tunisien, les 61 individus ont convergé vers la wilaya d’Oran dans le dessein manifeste de porter atteinte à la sécurité publique. La vigilance et la proactivité des services de sécurité algériens ont permis de neutraliser cette cellule avant qu’elle ne puisse exécuter ses basses œuvres, confirmant la nécessité d’une veille accrue face aux menaces asymétriques visant la stabilité du pays.
Par : Akram Ouadah










