Diffusée sur Samira TV pendant le mois de Ramadhan, la série Fatma a marqué les esprits en établissant des audiences record. Chaque épisode a suscité réactions, partages massifs et discussions animées sur les réseaux sociaux, plaçant la fiction au cœur des conversations digitales.
Derrière ce succès, Djaafar Gassem, maître de la comédie populaire et de la satire sociale, explore une Algérie en mutation, juste après 1830, où traditions et modernité se confrontent à chaque instant.
Au cœur du récit, Fatma se dresse comme une femme déterminée et miroir d’une société en pleine transformation. Entre conflits générationnels et pressions sociales, elle navigue avec courage, oscillant entre autorité et vulnérabilité. Sa force de caractère et ses moments d’humanité touchent profondément le spectateur, qui s’identifie immédiatement à ses luttes quotidiennes.
Le public a répondu présent. Audiences record, extraits partagés en masse sur les réseaux sociaux et débats animés sur les dynamiques familiales : Fatma a réussi à provoquer réactions et discussions. Certains applaudissent le courage de la série, qui ose pointer des réalités souvent ignorées, d’autres critiquent certains passages jugés caricaturaux ou excessifs. Cette polarisation démontre que la fiction frappe juste et résonne avec les préoccupations contemporaines.
Fatma n’est pas seulement un succès télévisuel : elle symbolise une évolution du paysage audiovisuel algérien. En mettant une femme au centre de l’histoire et en lui donnant une voix forte, Djaafar Gassem signe une œuvre qui mélange habilement divertissement et réflexion sociale. La série offre une vision actuelle de l’Algérie, parfois drôle, parfois dérangeante, mais toujours proche du quotidien de ses spectateurs.
Par : A.D








