À l’entame du mois sacré de Ramadan, période traditionnellement marquée par une forte demande et une vigilance accrue des services de contrôle, les ménages de la wilaya d’Oum El-Bouaghi nourrissaient l’espoir d’une détente sur les prix. Il n’en est rien. Dès les premiers jours, les consommateurs ont constaté une hausse généralisée touchant de nombreux produits de large consommation.
Si les produits soutenus par l’État (huile, semoule, café) demeurent relativement stables grâce à l’encadrement réglementaire, la tendance est tout autre pour les fruits et légumes. Sur plusieurs marchés, les prix affichés «défient toute logique», selon les témoignages recueillis. La pomme de terre, aliment de base par excellence, la laitue et la courgette enregistrent des augmentations sensibles. Les piments atteignent des niveaux records, avoisinant les 1.000 DA le kilogramme.
Du côté des fruits, la flambée est également perceptible. À Meskiana, la banane, dont le prix de référence est censé se situer autour de 400 DA/kg, se négocie entre 480 et 520 DA/kg. Globalement, les hausses dépasseraient les 20%, une évolution qui met à rude épreuve les budgets des familles, particulièrement celles à revenus modestes.
Paradoxalement, cette tension sur les prix intervient dans un contexte où l’approvisionnement semble assuré et les étals bien garnis. Plusieurs citoyens s’interrogent ainsi sur les mécanismes de formation des prix et dénoncent l’insuffisance apparente des contrôles sur le terrain. Ils appellent la direction du Commerce à intensifier ses interventions afin de lutter contre les pratiques spéculatives et rétablir un certain équilibre.
Autre préoccupation relevée à Meskiana : la situation du marché de proximité. Implanté au parage immédiat de la RN10, le site est critiqué pour son insalubrité, la perturbation qu’il engendre sur la circulation et sa proximité avec une bâtisse menaçant ruine, représentant un danger potentiel.
Par : Hamoudi Chebout








