La problématique de l’habitat précaire dans la wilaya d’Annaba continue de susciter des interrogations au sein de la représentation nationale. Dans une réponse officielle adressée à un député Seklouli Oualid au sujet de sa question écrite n°9690, le ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville a apporté des précisions chiffrées sur l’évolution de la situation, notamment au quartier Sidi Salem.
Dans sa correspondance, le ministre indique qu’un premier recensement réalisé en 2007 a dénombré 12.780 logements précaires, répartis sur 117 sites et 10 communes à travers la wilaya d’Annaba. Afin de résorber ce phénomène, près de 12.000 logements publics locatifs (LPL) ont été inscrits dans le cadre des programmes sociaux destinés à l’absorption de l’habitat précaire.
Cependant, malgré ces efforts, le dernier recensement effectué en 2024 fait état d’une hausse significative du nombre de constructions précaires, qui atteint désormais 22.415 logements, répartis sur 139 sites et 12 communes. Cette progression intervient en dépit de l’absorption de 2.885 logements précaires durant la période 2023-2025, selon les données communiquées par le ministère.
Le quartier de Sidi Salem, particulièrement concerné par cette problématique, comptait à lui seul 4.956 logements précaires en 2007. Entre 2015 et 2019, des opérations successives d’éradication ont permis le relogement de près de 2.711 familles dans des logements publics locatifs. Toutefois, le dernier recensement des autorités locales fait encore état de 2.266 logements précaires dans ce secteur.
Face à cette situation, le ministre affirme que les pouvoirs publics s’emploient à inscrire un programme d’envergure visant à éradiquer durablement l’habitat précaire dans la wilaya, tout en renforçant les mesures destinées à freiner sa prolifération.
Par : I.S








