Le Mali pourrait suivre la voie du Niger et du Burkina Faso, par rapport aux relations avec l’Algérie, même si les autorités de Bamako ont démenti une information ayant circulé dans la semaine concernant un possible retour de l’ambassadeur malien à Alger.
C’est ce qu’a affirmé, hier, le quotidien français «Le Monde», dans un article concernant les relations de l’Algérie avec les pays du Sahel, et les nouveaux développements enregistrés à la suite de la visite du président nigérien, le général Abdourahamane Tiani, à Alger, effectuée les 15 et 16 février.
Citant un officier supérieur malien, le média affirme que la venue du général Tiani à Alger se serait effectuée « en accord avec Assimi Goïta ». Et ce dernier l’aurait même « mandaté pour tenter de calmer le jeu » avec les autorités algériennes.
«Le Monde» cite aussi «une source nigérienne» qui affirme que «ces frictions n’arrangent personne». Nous sommes voisins et condamnés à nous entendre. La visite du président Tiani à Alger est un des prémisses de la réconciliation à venir entre le Mali et l’Algérie ».
Si la capitale malienne demeure sur le qui-vive au niveau officiel, la normalisation entre Alger et deux des trois membres de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) plaide pour un réchauffement futur des relations entre l’Algérie et le Mali.
La visite du général Abdourahamane Tiani à Alger, les 15 et 16 février, a constitué une occasion pour mettre un terme à une brouille qui a duré plusieurs mois. Reçu en audience par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, le chef de l’Etat nigérien a scellé un rapprochement entre Alger et Niamey, dont les relations se sont détériorées, dans un premier temps, depuis le renversement du président Mohamed Bazoum en juillet 2023. « Par cette visite, nous mettons fin à une période inhabituelle marquée par une certaine froideur entre les deux pays, bien que les deux peuples frères aient maintenu le contact », a annoncé le président algérien, officialisant le rétablissement d’un partenariat stratégique, notamment en annonçant le début de la pose du gazoduc Nigeria-Niger-Algérie, sur le territoire nigérien, juste après Ramadhan.
Le dégel des relations avec Niamey s’est accompagné d’un rapprochement avec Ouagadougou. Le ministre algérien des Hydrocarbures et des Mines, Mohamed Arkab, s’est rendu au Burkina Faso le 12 février dans le but de relancer des partenariats dans le domaine des hydrocarbures et des mines.
Ainsi, après le Niger et le Burkina Faso, les relations avec le Mali semblent se diriger, inéluctablement, vers un réchauffement qui va mettre un terme à une période de crispation dommageable pour toute la région sahélo-sahélienne.
Par : Elyas Abdelbaki








