Par : Amar Ait Bara
L’EPIC Annaba ville propre traverse une crise financière sans précédent avec 5 camions uniquement qui se chargent de la collecte des ordures de la wilaya. Le parc automobiles de cette entreprise est un cimetière et plus de 15 camions à bennes sont en panne. Donc, en plus des moyens matériels qui font défaut, une autre crise financière réapparait et il y un risque pour que les 500 travailleurs ne toucheront pas leurs salaires du mois d’août courant. Pour remédier à ce problème d’argent qui se pose avec acuité, les contractants de cette entreprise, à savoir les communes doivent s’acquitter de leurs dettes envers l’EPIC et qui sont estimées à plusieurs dizaines de milliards de centimes. Inquiet du devenir de cette entreprise dont il est le président du conseil d’administration, le wali d’Annaba, Djamel Eddine Berrimi, a provoqué une réunion de travail avec les cadres de cette entreprise pour trouver les solutions qui s’imposent et sauver l’EPIC qui traverse une crise financière aiguë. En premier lieu, le wali d’Annaba a proposé d’aider cette entreprise en débloquant une enveloppe financière de l’ordre de 5 milliards de centimes. Mais ceci demeure insuffisant et ce montant ne peut couvrir le plan de charge de deux mois de salaires des travailleurs, qui éprouvent d’énormes difficultés pour toucher leurs salaires mensuellement et parfois même en retard. La seule solution, les communes clientes chez l’EPIC doivent s’acquitter de leurs dettes et payer la totalité des dus contractés auprès de cette entreprise au bord de la faillite. Les employés ont menacé, à maintes reprises, de faire la grève et sortir dans la rue avant de changer d’avis et se rétracter. La réunion ayant lieu au siège de la wilaya a pour but de trouver les mécanismes adéquats pour sauver cette entreprise chargée de débarrasser Annaba de ses ordures ménagères. Il est à signaler que la ville de Bône la coquette est terne et sale et les ordures jonchent toutes les rues dont les principales, Abdelhamid Benbadis, Saouli Abdelkader, Zénine Larbi, Benamiour Abdelkader…etc. Cette mission de balayage est confiée aux balayeurs, mais sur les 500 recrutés, 150 uniquement font ce travail, sinon les choses se présenteront mieux, confirment des sources proches de la municipalité. Le wali d’Annaba compte sévir pour aider cette entreprise à sortir de cette crise aiguë, à commencer par inventorier les camions en panne et la nature des pannes et les pièces de rechange nécessaires. Le wali a pris une autre décision importante, celle d’affecter les balayeurs communaux pour intégrer aux effectifs de l’EPIC Annaba ville propre. Aussi, toutes les communes redevables à cette entité des montants faramineux susceptibles de remédier à la situation financière qui la secoue ont reçu des mises en demeure pour s’acquitter des dettes contractées, dont El Hadjar, Annaba, Berrahal, El Bouni…etc. Pour la remise en marche des camions à bennes en panne, il a été préconisé d’élaborer un plan d’action en inventoriant la nature des pannes avant la remise en état de marche de ces camions. Aussi, nous avons appris que des gros camions seront loués provisoirement pour venir à l’aide à cette EPIC dans la collecte des ordures ménagères, une décision sage et bien réfléchie en attendant le dénouement de la crise. Une entreprise publique ne réussira qu’avec le concours de tous et de la contribution des travailleurs.







