Initialement destinés à promouvoir le tourisme écologique, à contribuer à la protection de l’environnement et à offrir aux familles des espaces de détente et de loisirs, les projets de forêts récréatives dans la wilaya de Jijel semblent relégués au second plan. Depuis la fermeture, dans des circonstances mouvementées, de « Ghaba Parc », à Kissir, considéré comme le projet phare de cette opération, aucun des autres sites retenus n’a réellement connu de concrétisation.
Il s’agit d’un programme portant sur plusieurs sites, notamment Ghaba Parc, à Kissir (El Aouana), la forêt de Boussioud, à El Milia, Mabou, à Beni Belaïd, ainsi qu’El Mechaki. Ces espaces étaient prévus pour être aménagés pour renforcer l’attractivité touristique de la région. Malgré l’important potentiel forestier de la wilaya, notamment à travers le parc national de Taza et la forêt de Guerrouche, leur concrétisation a fini par buter contre des obstacles, entre retards d’aménagement, contraintes administratives et insuffisance des investissements.
Suspendue pour non-respect du cahier des charges, l’activité de la forêt récréative « Ghaba Parc » est néanmoins prévue pour être relancée à la faveur d’un nouvel avis d’appel d’offres destiné à réattribuer sa concession. La situation des autres espaces n’est guère plus reluisante. Aucun, n’a été concrétisé, donnant l’impression d’avoir été purement et simplement abandonnés. La forêt de Boussioud, sur les hauteurs d’El Milia, offre un spectacle de désolation, loin de la vocation récréative qui lui était initialement assignée.
Au total, sept projets de forêts récréatives avaient été proposés par la Conservation des forêts de la wilaya de Jijel, dans le cadre d’un appel d’offres national lancé en 2018. Aucun n’a abouti dans les conditions envisagées, compromettant ainsi, une opération inscrite dans le cadre de la dynamique d’investissement et de mise en valeur, du patrimoine forestier local.
Par : Amor Z









