Le traitement des demandes d’importation en Algérie se fera désormais d’une manière intersectorielle, alors que jusque-là cela relevait uniquement des services du ministère du Commerce extérieur.
Un décret exécutif publié au Journal officiel dans la soirée du mardi, institue un comité permanent de suivi et de traitement de ces demandes, auprès du ministère du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations. Mais, cette nouvelle instance associe plusieurs institutions financières et le patronat à l’examen des opérations d’importation.
Ainsi, le décret exécutif nº 26-327 du 13 octobre 2026 portant «création d’un comité permanent de suivi et de traitement des demandes d’importation», et présidé, selon son article 2, par le ministre du Commerce extérieur ou son représentant, est composé, selon le même article, du ministre des Finances, le gouverneur de la Banque d’Algérie, le président de l’Association professionnelle de banques et des établissements financiers (ABEF), ainsi que le président du Conseil du renouveau économique algérien (CREA), ou leurs représentants respectifs.
Cette composition traduit la volonté d’associer les acteurs économiques et financiers pour l’examen des demandes d’importation. A cet effet, l’examen des dossiers s’effectue dorénavant dans un cadre collégial qui regroupe plusieurs intervenants.
Cependant, le décret ne prévoit pas que le comité accorde directement les autorisations d’importation.
Selon l’article 4 du texte, «le comité est chargé d’examiner et d’émettre son avis sur les demandes d’importation, pour chaque opération d’importation, y compris les opérations d’importation réalisées pour propre compte par tout opérateur dans le cadre de ses activités de production et de service dans la limite de ses propres besoins» et «de réserver un traitement d’urgence pour les produits revêtant un caractère sensible et/ou prioritaire pour l’approvisionnement du marché national ou pour le fonctionnement des unités de production».
Le ministre en charge du Commerce extérieur devra, enfin, adresser chaque semaine un rapport au Premier ministre sur les activités du comité.
Reste à voir, si le travail de ce comité aura des répercussions positives sur les délais de traitement des dossiers et la prise en charge des besoins des opérateurs économiques, étant donné que le dispositif du Programme prévisionnel des importations (PPI) a montré certaines lacunes voire, ses limites.
Par : Elyas Abdelbaki










