Le collectif des syndicats autonomes du secteur de l’Education ont, dans un communiqué rendu public, dans la soirée du mardi, réitéré leurs revendications socioprofessionnelles, tout en mettant en avant des propositions chiffrées et de nouvelles alertes sur la situation du secteur. L’ «Intersyndicale» sollicite ainsi une action du président de la République pour accélérer le règlement des dossiers en suspens.
Parmi les points évoqués la révision du dossier des primes et indemnités, avec une revendication précise : relever le taux de la prime pédagogique à 7 %, alors qu’actuellement celui-ci est fixé à 4 %. Les syndicats, dont le Syndicat national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (SNAPEST), le Conseil des lycées d’Algérie (CLA), l’Union nationale des personnels de l’éducation et de la formation (UNPEF) et le Syndicat autonome des travailleurs de l’éducation et de la formation (SATEF), demandent une réévaluation globale des indemnités, en ligne avec les instructions présidentielles, afin que la place particulière des travailleurs de l’éducation, dont les enseignants, soit reconnue dans la société, comme l’a signifié le communiqué.
Autre proposition importante : la mise en place d’un observatoire national du pouvoir d’achat, qui aura pour mission de suivre sa dégradation sous l’effet de l’augmentation des prix de beaucoup de produits de consommation. Cette requête place les inquiétudes du personnel de l’éducation dans un contexte économique plus large, caractérisé par les contraintes auxquelles font face les ménages.
Sur le plan professionnel, le collectif souligne l’urgence de rendre public le texte modifié du statut particulier, afin de corriger les disparités et d’assurer une prise en charge équitable et juste entre les diverses catégories des travailleurs. Il défend également une refonte en profondeur du système éducatif, associant des experts, des spécialistes, des partenaires sociaux et des intervenants sur le terrain.
Le communiqué traite également des libertés syndicales, appelant à la protection des droits garantis par la Constitution et la modification des lois 23-02 et 23-08, considérées restrictives à l’égard de l’exercice de l’activité syndicale. Le collectif demande notamment au ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale de revenir sur les engagements qu’il a pris fin janvier dernier, à l’issue d’une réunion avec les syndicats.
Les syndicats font aussi un état des lieux préoccupant de la rentrée scolaire. Ils relèvent que la surcharge des classes et actes de violence persistent dans les établissements scolaires et qu’ils doivent être traités en urgence, de manière durable.
Par : Elyas Abdelbaki










