La prolongation des horaires d’enseignement à l’Université Badji Mokhtar d’Annaba suscite le mécontentement de nombreux étudiants. Plusieurs d’entre eux ne se seraient pas présentés aux cours concernés par cette nouvelle programmation, faisant état de contraintes liées aux déplacements en soirée, aux obligations professionnelles et aux conditions de retour à domicile.
Cette organisation s’inscrit dans le cadre des orientations du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique visant à étendre les activités universitaires en soirée. Si cette mesure répond à des impératifs d’organisation et d’exploitation des infrastructures, sa mise en œuvre soulève des interrogations quant à son adaptation aux réalités quotidiennes des étudiants.
Le transport, une préoccupation majeure
Si le transport universitaire est assuré sur plusieurs lignes, la couverture ne répond pas aux besoins de tous les étudiants. Ceux qui résident à Seraïdi et au centre-ville d’Annaba ne bénéficient pas d’une ligne de transport universitaire desservant leurs lieux de résidence, ce qui complique davantage leurs déplacements avec la prolongation des horaires de cours en soirée.
Les difficultés concernent également les étudiants de la faculté des langues étrangères, située à El Bouni, dans un secteur en hauteur où l’accès aux moyens de transport peut représenter une contrainte supplémentaire. À Sidi Amar, notamment à la faculté des sciences de la Terre, les déplacements après la tombée de la nuit suscitent aussi des inquiétudes. L’éloignement de certains accès et la configuration des lieux suscitent des inquiétudes quant aux conditions de déplacement après la tombée de la nuit, particulièrement pour les étudiantes. La fin des cours en soirée relance ainsi les interrogations sur les conditions de sécurité aux abords de ces facultés et sur les mesures nécessaires pour permettre aux étudiants de quitter les lieux sereinement.
Au-delà de la disponibilité du transport universitaire sur les lignes existantes, les étudiants soulèvent ainsi la question de la couverture des différents secteurs, et des conditions de retour à domicile. Ces contraintes alimentent le mécontentement exprimé face à la nouvelle organisation des horaires universitaires.
Des contraintes qui dépassent le transport
Les conditions météorologiques durant l’hiver et l’organisation des journées pendant le mois de Ramadhan soulèvent aussi des interrogations. Par ailleurs, la possibilité de mieux répartir les groupes pédagogiques sur les plages horaires disponibles est évoquée comme une piste à examiner pour répondre aux contraintes d’affluence et d’utilisation des infrastructures.
Tout en s’inscrivant dans le cadre des orientations du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, cette nouvelle organisation suscite des interrogations quant à ses implications sur le quotidien des étudiants. Ces derniers appellent à une prise en considération des contraintes de déplacement et des conditions de vie propres à chacun, afin que l’extension des horaires universitaires puisse se concilier avec les exigences de sécurité et d’assiduité.
Par : Ikram Saker










