Plusieurs films algériens ont retenu l’attention lors de cette édition, illustrant la diversité des regards et des écritures cinématographiques
«Algerican road » (Route Algéricaine )de Rabah Ameur-Zaïmeche décroche le Prix de la Presse, attribué par un jury présidé par le critique de cinéma Charles Tesson. Dans la catégorie documentaire, « Alea Jacarandas » de Hassen Ferhani obtient une mention. La sélection fait également place à plusieurs autres réalisateurs algériens, avec « L’Arabe » de Malek Bensmaïl, « Malika » de Mounia Meddour, « Première Ligne » de Merzak Allouache et « Indigènes » de Rachid Bouchareb.
Le film primé suit Slimane, un routier âgé, malade et épuisé, et son rippeur Smaïn, chargés de transporter une cargaison vers les profondeurs du Sahara. Leur trajet bascule après une agression au cours de laquelle leur camion est volé. Ils reçoivent alors l’aide d’Anna, une jeune chercheuse, et de Sofiane, son compagnon de voyage. Cette rencontre vient bouleverser le cours de leur mission et les entraîne dans une situation où rien ne se déroule comme prévu.
Avec son titre, « Route Algéricaine » évoque les codes du road-movie américain, un genre traditionnellement associé au voyage, à la liberté et à la découverte de nouveaux horizons. Rabah Ameur-Zaïmeche en déplace les repères dans un environnement saharien où le parcours se heurte à la violence et à l’imprévu. La route devient ainsi le théâtre d’une aventure contrariée, loin de l’idéal d’émancipation souvent attaché à ce type de récit. Le Prix de la Presse distingue ainsi une œuvre qui inscrit le parcours singulier du cinéaste dans une sélection marquée par la diversité des propositions du cinéma algérien.
Né en Algérie en 1966, Rabah Ameur-Zaïmeche s’est notamment fait connaître avec « Bled Number One » (2006), « Dernier Maquis » (2008), « Histoire de Judas » (2015) et « Terminal Sud » (2019).
Par : Aly D










