Le dispositif doit progressivement s’étendre à l’ensemble des wilayas.
Consultations généralistes et spécialisées, soins dentaires et rééducation fonctionnelle : les centres médicaux sociaux de la Commission nationale des œuvres sociales entendent offrir aux travailleurs de l’Éducation nationale un accès plus proche aux soins. Le dispositif doit progressivement s’étendre à l’ensemble des wilayas, avec un cadre réglementaire destiné à garantir la continuité des prestations et la prise en charge des ordonnances par la Sécurité sociale.
Un service de proximité à développer
Pouvoir consulter un médecin ou bénéficier de soins sans s’éloigner de son lieu de résidence constitue l’un des objectifs des centres médicaux sociaux destinés aux personnels de l’Éducation nationale. La Commission nationale des œuvres sociales entend renforcer ce dispositif en ouvrant de nouvelles structures et en améliorant les conditions de fonctionnement de celles qui existent déjà. À terme, toutes les wilayas devraient en être dotées, afin de rapprocher les prestations sanitaires des travailleurs et des fonctionnaires du secteur.
Des inspections menées récemment à Médéa, Tissemsilt et Tiaret ont permis de faire le point sur l’avancement de ce programme. À Tiaret, le centre médical social a bénéficié d’un financement destiné à l’acquisition des équipements et des fournitures nécessaires à son activité. Cette structure est appelée à servir de référence pour le développement des autres centres. À Médéa et à Tissemsilt, la mise en service est attendue dans les prochains délais, une fois les moyens financiers nécessaires à l’équipement réunis.
Selon Abdelbaki Khediri, président de la Commission nationale des œuvres sociales, cinq centres sont déjà opérationnels, implantés à M’sila, Tamanrasset, Djelfa, El-Oued et Tiaret. Leur fonctionnement repose notamment sur la coordination entre les commissions de wilaya des œuvres sociales et les directions locales de la santé, afin de mobiliser les professionnels indispensables à la prise en charge des bénéficiaires. Les prestations proposées couvrent plusieurs besoins, des consultations de médecine générale et spécialisée aux soins dentaires, en passant par la rééducation motrice et fonctionnelle.
Garantir la continuité des soins
L’ouverture de nouvelles structures ne suffit toutefois pas à assurer la pérennité du dispositif. Pour éviter que ces centres ne se heurtent à des difficultés de fonctionnement ou à des incertitudes administratives, la commission a élaboré une convention-cadre intersectorielle qui sera prochainement soumise au ministre de l’Éducation nationale. Si elle est approuvée, elle associera également les ministères chargés de la Santé et du Travail.
Ce texte doit fixer les règles de fonctionnement des centres et définir les mécanismes de suivi et de contrôle de leur activité à moyen et long termes. L’objectif est de garantir la continuité des prestations, d’assurer une meilleure gestion des ressources mobilisées et de prévenir le gaspillage des deniers publics.
Un autre volet concerne directement les bénéficiaires : la reconnaissance des ordonnances médicales délivrées par ces structures auprès de la Caisse nationale des assurances sociales des travailleurs salariés (CNAS). L’enjeu est de donner aux prescriptions un cadre réglementaire permettant leur acceptation et leur prise en charge par les organismes concernés, afin de limiter les risques de rejet.
Au-delà de l’ouverture de nouveaux locaux, la réussite de ce programme dépendra donc autant de la disponibilité des équipements et des professionnels de santé que de la mise en place de garanties administratives durables. Pour les personnels de l’Éducation nationale, ces centres sont appelés à devenir un relais de proximité essentiel, à condition que les consultations proposées s’accompagnent d’une prise en charge effective et continue.
Par : Aly D








