Dans le contexte de l’impasse du dialogue social et du blocage des négociations avec leur ministère de tutelle, cinq syndicats autonomes du secteur de la Santé, ont décidé de porter leurs revendications à un autre niveau.
Dans un communiqué conjoint rendu public ce week-end, et adressé au ministère de la Santé, la coalition syndicale a fait savoir qu’elle va s’adresser au Président de la République pour demander son arbitrage.
Une démarche qui intervient après avoir constaté un « manque total de réponse officielle » de la part du ministère. Les délégués des salariés dénoncent le non-respect de leurs sollicitations d’audience, mais aussi le silence sur la révision des dysfonctionnements relevés dans les statuts particuliers et régime indemnitaire du personnel hospitalier.
L’alliance syndicale remet en cause également le fonctionnement de la commission ministérielle de suivi du dialogue social, qui, selon ces syndicats, ne respecte pas les dispositions du décret exécutif n° 23-362 du 17 octobre 2023, notamment quant à la régularité des réunions et sa composition.
Cette position s’inscrit dans la continuité d’un mouvement de protestation lancé depuis plusieurs mois déjà. Les deux précédents communiqués de cette coalition syndicale avaient été rendus publics respectivement les 16 juillet et 17 septembre 2026. Ils ont déjà mis en garde contre la détérioration du climat social et l’absence de véritable concertation. Malgré la ferme exigence des syndicats d’entamer un dialogue franc et responsable, la tutelle est restée silencieuse, exacerbant les tensions, selon les syndicats.
Ces derniers comptent donc saisir le président de la République pour solliciter un arbitrage dans le but de « décanter la situation et aboutir à des solutions concrètes ». Ils soulignent que cette approche répond aux instructions données par le Président concernant la prise en charge des préoccupations des acteurs du secteur sanitaire depuis la pandémie de Covid-19.
Toujours dans le cadre de cette démarche, la coalition syndicale a par ailleurs annoncé la convocation en session extraordinaire des conseils nationaux de chaque organisation membre. Ces structures devront examiner la situation et « prendre les décisions nécessaires ».
Par : Elyas Abdelbaki












