Le Conseil populaire de wilaya (APW) d’Annaba tient, aujourd’hui, sa troisième session ordinaire, dite session de septembre 2026. À l’ordre du jour figurent notamment l’examen du projet de budget primitif de la wilaya pour l’exercice 2027 ainsi que l’étude du Plan directeur d’aménagement et d’urbanisme intercommunal (PDAU) concernant les cinq communes d’Annaba, El Bouni, Sidi Amar, El Hadjar et Seraïdi.
Le budget primitif 2027
Le projet de budget primitif de la wilaya pour 2027 constitue l’un des principaux dossiers soumis aux membres de l’APW. Le montant global des prévisions budgétaires s’élève à 2,324 milliards de dinars. Le rapport présenté dans ce cadre porte notamment sur les recettes, les dépenses de fonctionnement ainsi que les crédits consacrés à l’équipement et à l’investissement.
La section consacrée à l’équipement et à l’investissement prévoit plusieurs opérations, dont la réalisation de la deuxième tranche du nouveau siège de l’APW, pour une enveloppe de 150 millions de dinars. Le projet prévoit également des crédits destinés à l’acquisition d’équipements sportifs et socio-éducatifs, à l’entretien et à la réhabilitation des infrastructures sportives et de jeunesse, ainsi qu’à la réhabilitation du patrimoine immobilier des communes de la wilaya.
Des crédits pour les secteurs sociaux
Le volet social occupe également une place importante dans les prévisions. Des crédits sont notamment destinés à l’aide sociale directe, au soutien des associations à caractère social, ainsi qu’aux actions en faveur des personnes âgées, des personnes handicapées et des personnes atteintes de maladies chroniques.
Le budget prévoit également des enveloppes pour l’éducation, les services sociaux scolaires, la jeunesse, les sports et la culture, avec notamment un soutien aux associations sportives et culturelles.
Un PDAU intercommunal à l’horizon 2040
Autre dossier majeur de cette session, le projet de PDAU intercommunal concerne les cinq communes formant un ensemble urbain et fonctionnel étroitement lié. Le document est présenté comme un outil stratégique destiné à organiser l’espace, encadrer l’expansion urbaine et favoriser un développement équilibré et durable à l’horizon 2040 et au-delà.
L’étude fait ressortir un potentiel foncier de 2.295,45 hectares, correspondant à une capacité déclarée de 260.163 logements. Les superficies identifiées concernent notamment El Bouni, avec 1.126,45 hectares et 112.645 logements, Sidi Amar avec 860,84 hectares et 68.869 logements, ainsi qu’Annaba avec 308,12 hectares et 24.649 logements.
80 plans d’occupation des sols
Le document relève également une évolution du nombre de Plans d’occupation des sols (POS), passé de 57 dans le PDAU de 2008 à 80 dans le nouveau document de 2026, soit 23 plans supplémentaires.
L’augmentation concerne notamment El Bouni, qui passe de 3 à 20 POS, Sidi Amar de 4 à 9 et El Hadjar de 3 à 5. Annaba passe de 20 à 21 POS, tandis que le nombre de POS reste à 5 à Seraïdi.
Vers une meilleure maîtrise de l’expansion urbaine
Au-delà du nombre de plans, le rapport insiste sur la nécessité d’évaluer leur mise en œuvre effective, leur compatibilité avec le nouveau PDAU, leur couverture réelle du tissu urbain et leur capacité à encadrer l’extension urbaine et à rationaliser l’utilisation du foncier.
Le document propose également une organisation du territoire en zones homogènes, en tenant compte de plusieurs critères liés à la localisation, aux caractéristiques naturelles et environnementales, à la densité urbaine, aux usages du sol, aux possibilités d’investissement, aux contraintes et risques, ainsi qu’aux équipements et réseaux.
À travers ces deux dossiers, les travaux de cette session portent ainsi sur des questions directement liées à la gestion des ressources publiques et à l’organisation du territoire, avec un accent particulier sur l’investissement, les équipements, les actions sociales et la maîtrise du développement urbain.
Par : Younes Sid











