L’Autorité de régulation de la poste et des communications électroniques (ARPCE) a lancé un appel d’offres relatif à l’attribution de deux licences unique d’établissement et d’exploitation de systèmes de télécommunications par satellites utilisant la technologie de l’orbite non géostationnaire, dite NGSO (Non-Geostationary Satellite Orbit).
C’est ce qu’a rappelé, hier, l’Autorité dans une publication sur les réseaux sociaux. L’ARPCE a apporté des indications sur la signification du NGSO, ses avantages et l’objectif de lui attribuer une licence.
L’opération ouvre la voie à une profonde mutation technologique qui devrait impacter la vie quotidienne des citoyens, notamment ceux qui habitent dans les régions éloignées.
Le concept NGSO est basé sur l’utilisation de constellations de satellites en orbites basses terrestres. Alors que les satellites traditionnels se trouvent à des dizaines de milliers de kilomètres, ces nouveaux satellites en orbite basse sont plus proches de nous, offrant ainsi un niveau de performance du réseau sans précédent.
Pour l’utilisateur lambda, cette amélioration signifie un accès à Internet à très haut débit, à un temps de réponse très réduit et à une connexion continue et fluide. Les ralentissements et coupures récurrentes vont normalement disparaître, notamment dans les zones où la fibre optique et les réseaux mobiles ont du mal à s’imposer.
Au final, la procédure engagée par l’autorité de régulation ne relève pas uniquement d’une stricte analyse technique, mais elle répond également à un besoin d’équité sociale et territoriale. Le but fondamental de cette attribution des licences est de lever définitivement les contraintes auxquelles font face les citoyens du grand Sud et ceux des régions montagneuses en connectant les résidents aux plus récentes technologies numériques. De ce fait, le gouvernement garantit un même niveau d’accès aux services via Internet, dans tout le pays.
La nouvelle offre par satellite ne remplace pas les réseaux terrestres traditionnels, mais elle leur apporte un complément en offrant d’autres accès au réseau mondial. L’Algérie, en modernisant ses infrastructures nationales de télécommunications, met ainsi son secteur numérique à niveau des standards mondiaux les plus rigoureux. Un choix qui pourra même avoir des répercussions sur le plan économique et encourager l’innovation. Parce qu’une « bonne connexion » facilite toujours les choses et fait gagner du temps.
Par : Elyas Abdelbaki







