Le drame ayant coûté la vie, début septembre, au petit garçon, Ayoub, remet en lumière les dangers des puits abandonnés ou non protégés. Au niveau de plusieurs wilayas, les services concernés ont entamé ou intensifié des opérations de recensement des ouvrages hydrauliques, de contrôle et de sécurisation des puits, pour éviter les chutes et les autres accidents.
C’est le cas ces dernières 48 heures à Batna ou Adrar pour ne citer que ces deux wilayas.
À Batna, cette campagne, lancée sur instruction du wali dans le cadre d’un programme de recensement des puits « exploités et non exploités » ainsi que de prévention contre les risques de chute, Une première opération est entamée dans les trois communes dépendant de la daïra de T’Kout, à savoir T’Kout, Ghassira et Kimmel, avant son extension prévue à toutes les communes de la wilaya.
Les autorités procèdent en particulier à l’inspection et au constat de l’état des puits tout en incitant les propriétaires et usagers à les sécuriser et à prendre les dispositions nécessaires pour prévenir d’éventuelles chutes.
À Adrar, un processus identique est en place. Dans la commune de Reggane, la Conservation des forêts, par le biais de la circonscription forestière de Reggane, a pris part cette semaine à une opération organisée par la cellule de daïra en charge du suivi de l’opération de recensement et de comblage des puits secs.
L’intervention porte sur des puits de tout type, y compris à des ouvrages abandonnés, méconnus ou non exploités, et une attention particulière est apportée à leur obturation lorsqu’ils sont considérés comme inutilisables. Les services concernés procèdent également à la sécurisation des puits exploités, alors que les foggaras auxquelles une sauvegarde s’impose font l’objet d’un suivi particulier.
Lors de cette opération, les agents ont constaté des puits en exploitation et à l’abandon autour du d’un collège (le CEM El Moudjahid Belkhelakh Mohamed dans le ksar d’Inzeglouf dans la daïra de Reggane).
Outre de simples opérations, ces actions traduisent le besoin d’établir un inventaire intégral des puits et une identification précise de ceux qui sont dangereux, en particulier à proximité de zones résidentielles, d’écoles ou d’endroits où les enfants sont nombreux.
La sécurisation, le comblement des puits secs abandonnés, et la surveillance des ouvrages en activité représentent ainsi les principaux moyens de prévention avancés par les services locaux. La vigilance devrait s’inscrire dans la durée, afin d’éviter que des puits non sécurisées ne provoquent d’autres drames comme celui vécu début septembre à El Bayadh.
Pour rappel, le 5 septembre les services de la Protection civile ont récupéré le corps sans vie de l’enfant, Ayoub, âgé de 10 ans, qui était tombé dans un puits artésien à sec, près de trois jours plutôt.
Par : Elyas Abdelbaki








