Le chantier tant attendu du passage souterrain du rond-point de Sissaoui, sur la Route Nationale n°3 à Constantine, est officiellement entré dans sa phase de concrétisation sur le terrain.
Ce projet d’envergure s’accompagne d’un dispositif de circulation rigoureusement étudié pour atténuer l’impact des travaux sur le trafic routier. Parallèlement, les autorités s’acheminent vers la relance des travaux de réhabilitation du tube droit du tunnel de Djebel El Ouahch sur l’Autoroute Est-Ouest, prévue pour l’année prochaine.
Les services des Travaux Publics ont lancé les manœuvres pour doter l’un des principaux accès orientaux de la ville de Constantine d’un tunnel souterrain. Pour éviter l’asphyxie totale de cet axe névralgique, un plan de circulation alternatif a été déployé.
La stratégie repose sur une exécution par phases : les travaux se concentrent d’abord sur la partie droite du carrefour, dans le sens menant vers El Khroub et les wilayas de l’Est, avant basculement vers la voie opposée. Cette méthode garantit le maintien d’un flux continu, tout en évitant la fermeture complète du site.
Ce projet se veut une réponse proactive à la saturation chronique de ce point noir routier, engorgé quotidiennement par les flux en provenance des wilayas côtières de l’Est, des frontières tunisiennes et des axes menant vers Sétif et Alger.
Cette congestion est d’autant plus exacerbée par l’essor urbanistique fulgurant de la zone, notamment l’implantation des grands projets de logements “AADL 3”. L’objectif affiché des autorités locales est clair : livrer et ouvrir l’infrastructure à la circulation dès l’été prochain.
Du côté de l’Autoroute Est-Ouest, le feuilleton de la réhabilitation du tube droit du tunnel de Djebel El Ouahch connaîtra un nouveau tournant l’année prochaine. La relance du chantier est désormais subordonnée à l’achèvement des procédures financières et administratives, ainsi qu’à la réévaluation de l’enveloppe budgétaire qui sera inscrite dans la prochaine loi de finances.
Pour rappel, les travaux de ce tube long de 1,9 kilomètre s’étaient arrêtés après un taux de réalisation d’à peine 16 %, en raison de l’insuffisance des crédits alloués face à la complexité géologique du terrain, caractérisé par des glissements de terrain d’envergure.
Cette situation trouve son origine dans l’effondrement majeur survenu en janvier 2014 au niveau du tube gauche. Confié au groupe public Cosider en juillet 2016, le chantier titanesque du tube gauche a nécessité des solutions d’ingénierie pointues pour stabiliser la roche argileuse, avant son achèvement et sa réouverture à la circulation le 4 juillet 2024. Le parachèvement du tube droit constitue désormais l’ultime priorité pour restaurer pleinement la fluidité sur ce tronçon stratégique.
Par : Amina A.








