Le ministère de la Santé a rappelé, hier dans un communiqué, la réglementation régissant l’exercice des activités médicales et thérapeutiques, soulignant l’interdiction stricte de pratiquer des actes invasifs ou d’organiser des ateliers pratiques sans autorisation préalable au sein des salons de beauté et des centres non agréés.
« A la lumière de la prolifération de certaines annonces relatives à l’organisation de sessions de formation, d’ateliers pratiques et d’activités liées au domaine de l’esthétique et de la thérapie alternative, le ministère de la Santé tient à apporter les précisions nécessaires afin de préserver la santé et la sécurité des citoyens », précise la même source. A cet effet, le ministère a insisté sur l’interdiction formelle de réaliser tout acte médical, paramédical ou chirurgical léger — notamment les injections de substances esthétiques, la ventousothérapie (hijama) ou l’utilisation d’équipements invasifs — en dehors des structures de santé dûment autorisées par la tutelle. Il est également rappelé que l’organisation de formations ou d’ateliers comportant des applications pratiques sur des êtres humains est strictement réglementée et soumise à une homologation préalable par les services compétents du ministère.
S’agissant des salons de beauté et de coiffure, l’instance ministérielle a réaffirmé que leurs activités doivent se limiter exclusivement aux soins cosmétiques de surface et d’embellissement extérieur, à savoir les soins du visage et le nettoyage superficiel de la peau ; les prestations de coiffure, de manucure, de pédicure et d’épilation ;
l’application stricte des mesures d’hygiène, de salubrité et de désinfection du matériel. Aussi, le ministère de la Santé a averti que toute infraction aux dispositions légales en vigueur exposera ses auteurs à des poursuites judiciaires, assorties de la fermeture immédiate et définitive des établissements contrevenants.
Par : Akram Ouadah










