La commission exécutive nationale des travailleurs de la santé de l’Union nationale des travailleurs algériens (UGTA) fait désormais de la question des gardes l’une de ses préoccupations prioritaires.
Dans un communiqué rendu public hier, elle lance un appel à l’ouverture d’un dialogue avec les autorités de tutelle afin de revoir le dispositif réglementaire encadrant ce service, qui serait désormais, selon le syndicat, «inadapté» aux réalités du terrain.
La commission réclame d’abord la révision du décret exécutif n°13-195 du 20 mai 2013 régissant les modalités organisationnelles des gardes dans les hôpitaux publics. Il demande également une augmentation de l’indemnité de permanence, estimant que celle-ci ne reflète ni le degré de responsabilités prises par les praticiens, ni les contraintes du métier.
Par ailleurs, la coordination souligne aussi l’importance de poser une limitation légale aux durées de garde pour mieux garantir la protection des droits des médecins et de la totalité du personnel de santé, mais également pour participer à l’amélioration des conditions de travail accompagnée d’une meilleure qualité du service public hospitalier.
Cette révision du système de gardes apparaît comme «une exigence professionnelle et sociale» qui doit trouver rapidement une réponse à ses attentes, selon le syndicat.
Cette requête intervient alors que le ministère de la Santé vient de rappeler par une note à l’attention des directeurs de santé et des chefs d’établissements publics, les règles applicables en matière d’organisation de la garde et de repos compensatoires. Le document rappelle notamment que les gardes de nuit sont compensées par une journée de repos immédiatement après le service, conformément au 9e article du décret exécutif n°13-195.
La note indique aussi les heures légales de service, au sein des CHU, EPH, EHS sont de 16h à 8h, durant les jours ouvrables, alors qu’elles sont en deux vacations de 8h à 20h puis de 20h à 8h, le week-end et les jours fériés. Dans les établissements publics de santé de proximité (EPSP), les gardes en semaine démarrent à 19h jusqu’à 8h du matin.
Par cette démarche, l’UGTA considère qu’un simple rappel des textes ne saurait désormais suffire et demande une refonte totale du cadre juridique des gardes, devant mieux répondre aux attentes des professionnels de santé et des exigences de service public hospitalier.
Par : Elyas Abdelbaki









