La réorganisation de la carte administrative et électorale de l’Algérie se précise après la promotion de plusieurs circonscriptions administratives au rang de wilayas. Cette réforme, qui s’inscrit dans la continuité de la création des dix wilayas du Sud en 2021, prévoit l’adoption d’un système de numérotation basé sur l’ordre alphabétique arabe, ainsi qu’une révision de la représentation parlementaire.
Dans ce cadre, les partis politiques ont engagé des échanges avec la Présidence de la République, en lui transmettant leurs observations et propositions concernant les modalités d’application des amendements liés à la nouvelle organisation territoriale et à la répartition des sièges au Parlement.
Selon le député Ahmed Rabhi, du Front de libération nationale (FLN), les onze nouvelles wilayas seront numérotées conformément à l’ordre alphabétique arabe de leurs appellations. Il a toutefois précisé que la proposition du gouvernement concerne surtout l’ordre des wilayas d’origine dont sont issues ces nouvelles entités administratives, et non leur numérotation définitive.
Une nouvelle carte des circonscriptions électorales
Le projet d’amendement de la loi relative aux circonscriptions électorales prévoit plusieurs changements, notamment l’augmentation du nombre de sièges dans les deux chambres du Parlement.
Ainsi, l’Assemblée populaire nationale (APN) passerait de 407 à 422 sièges, soit quinze sièges supplémentaires. Le Conseil de la nation verrait son effectif passer de 174 à 207 sièges, avec l’ajout de trente-trois nouveaux sièges, selon le principe d’attribuer deux sièges pour chaque nouvelle wilaya.
La réforme prévoit également l’extension du nombre de circonscriptions électorales, qui passerait de 58 à 69, en tenant compte des nouvelles wilayas créées, avec la création d’une circonscription dédiée à la diaspora algérienne.
Maintenir l’équilibre de la représentation
La réforme maintient le principe adopté en 2021, selon lequel un siège parlementaire est attribué pour chaque tranche de 120 000 habitants, avec un siège supplémentaire lorsque la population dépasse ce chiffre de 60 000 habitants. Une représentation minimale de trois sièges est toutefois garantie aux wilayas dont la population est inférieure à 200 000 habitants.
Au-delà de l’aspect électoral, la création de ces nouvelles wilayas vise également à accompagner les transformations économiques et sociales du pays, en rapprochant davantage l’administration des citoyens et en améliorant les services publics à l’échelle locale.
Par : S.A.B.












