Des représentants des souscripteurs de l’AADL 3 doivent rencontrer aujourd’hui le wali, Abdelkrim Laamouri, afin d’exposer leurs revendications, réaffirmer leur refus des implantations proposées et dénoncer l’échec du dialogue précédent.
La rencontre survient après plusieurs rassemblements et une réunion antérieure tenue avec des délégués du wali. À l’issue de cette session, de nombreux souscripteurs se sont déclarés insatisfaits du contenu des échanges et ont critiqué la posture de leurs propres délégués. Le reproche central porte sur l’absence, selon eux, d’un débat franc sur la question fondamentale. Ils disent que la négociation n’a pas abordé la revendication première et immuable : le retrait des sites jugés inacceptables.
La contestation se concentre sur des emplacements éloignés du tissu urbain et dépourvus d’équipements élémentaires. Le site de Kalitoussa incarne ce rejet collectif. Les souscripteurs affirment que la discussion a porté surtout sur des modalités périphériques, sans remettre en cause les choix fonciers qui alimentent l’hostilité.
Plusieurs familles estiment que leurs délégués n’ont pas su porter la demande la plus simple et la plus déterminante. Cette défiance fragilise la capacité de négociation de l’ensemble et accroît la pression sur les autorités pour qu’elles revoient la méthode de concertation et imposent davantage de transparence dans la sélection des sites.
Les souscripteurs demandent la publication des critères d’affectation, la présentation d’une cartographie détaillée des sites et la tenue d’une table ronde élargie intégrant experts urbains et représentants des quartiers concernés. Ils souhaitent, par ailleurs, des garanties écrites sur l’accès aux services et sur un calendrier précis de réalisation si des sites restent maintenus.
Par : Mahdi AMA












