Le Premier ministre Sifi Ghrieb a inspecté, ce samedi, le chantier d’extension portuaire consacré au futur quai minéralier. Conçu pour traiter près de 10 millions de tonnes de phosphate par an, le terminal s’inscrit dans un plan logistique reliant les gisements à un corridor ferroviaire moderne et vise une mise en service avant la fin de 2026.
Le déplacement ministériel s’est déroulé en présence des ministres en charge des Hydrocarbures, de l’Intérieur, des Travaux publics, de l’Industrie et des Moudjahidine. La visite répond aux instructions du président de la République visant à accélérer la réalisation du quai en raison de son rôle dans la diversification de l’économie nationale et la réduction de la dépendance aux hydrocarbures.
Sur terrain, les équipes techniques ont présenté l’état d’avancement des différents travaux, les phases restantes et les délais contractuels.
Le Premier ministre a exhorté les entreprises à respecter scrupuleusement les cahiers des charges et les calendriers. Il a demandé la mobilisation des moyens humains et matériels nécessaires pour garantir la conformité aux normes techniques et de sécurité.
Le projet prévoit la réalisation d’une plateforme de base, l’allongement du brise-lames principal sur 1.400 m, la construction d’un quai minéralier de 1.600 m avec 16 m de tirant d’eau, l’aménagement d’aires arrière sur 82 ha et le dragage du bassin portuaire à la profondeur requise. Le terminal est destiné à l’embarquement de navires de grande capacité pour l’exportation du phosphate et de ses dérivés.
Le volet ferroviaire prévoit le raccordement du gisement de Bled El Hadba, wilaya de Tébessa, par une double voie moderne. Ce corridor devrait fluidifier l’acheminement des matières premières, réduire les coûts de transport à l’exportation et améliorer la performance de la chaîne nationale du phosphate, contribuant ainsi à la compétitivité du produit algérien sur les marchés internationaux.
Les retombées attendues portent sur le renforcement de la filière phosphates, l’augmentation des capacités portuaires et la création d’emplois directs et indirects. Elles dépendront toutefois de la capacité des maîtres d’œuvre à gérer les risques techniques liés au dragage et aux infrastructures lourdes, ainsi que des contingences logistiques et contractuelles.
Par : Mahdi AMA












