La 8e édition du Festival international du couscous s’achève aujourd’hui à Timimoun, au terme de quatre journées denses placées sous le signe du partage, de la mémoire et de la création.
Du 11 au 14 décembre, la capitale du Gourara s’est imposée comme une scène gastronomique et culturelle ouverte sur le monde. Le festival n’a pas seulement célébré un plat emblématique ; il a raconté des histoires, transmis des gestes et fait dialoguer des traditions venues d’horizons multiples. À Timimoun, le « grain magique » s’est affirmé comme un langage commun, capable de rassembler cultures, mémoires et sensibilités.
Un festival au service du territoire
Pensé comme un véritable levier de développement local, le festival a accordé une place centrale aux artisans, aux producteurs du terroir et aux circuits courts. Expositions, démonstrations et rencontres ont mis en lumière un patrimoine vivant, profondément enraciné dans les savoir-faire du Gourara. Cette dynamique a renforcé l’attractivité touristique de la région tout en affirmant la vocation de Timimoun à accueillir des événements de portée internationale. Plus qu’une manifestation gastronomique, le festival s’est imposé comme un espace de diplomatie culturelle, où la cuisine devient un outil de dialogue et de reconnaissance.
Joyau du Sahara et capitale de la région du Gourara, Timimoun a une nouvelle fois confirmé son rôle de pôle d’attraction majeur. Placée sous le thème « Plat de la rencontre, mémoire et créativité », cette 8e édition, parrainée par les ministères de la Culture et des Arts ainsi que du Tourisme et de l’Artisanat, a consolidé l’ambition de la wilaya de s’affirmer comme un carrefour culturel et gastronomique de premier plan. Le festival a également coïncidé avec la célébration du cinquième anniversaire de l’inscription du couscous sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’Unesco, au nom de l’Algérie et d’autres pays du Maghreb.
La cérémonie d’ouverture, organisée le jeudi 11 décembre à Bab Essoudane, été marquée par la participation de délégations venues de plusieurs pays arabes et africains, dont la Turquie, la Palestine, l’Irak, le Tchad, le Bénin, le Cameroun, le Liban et le Togo. Les organisateurs ont rappelé à cette occasion la double ambition du festival : mettre en valeur la richesse de la cuisine algérienne et ses liens profonds avec les traditions culinaires arabes et africaines, tout en faisant découvrir le patrimoine gastronomique ancestral du Gourara, façonné par des siècles de transmission.
Une terre de rencontres
Ce succès s’inscrit dans une dynamique plus large. L’accueil du Festival international du couscous ne relève pas d’un événement isolé dans le parcours de Timimoun. La ville s’est imposée, au fil des années, comme une terre de festivals contribuant à l’essor du tourisme saharien. Le Festival international du tourisme saharien a attiré des visiteurs venus découvrir les paysages de l’Erg Occidental et le patrimoine des ksour, tandis que le festival international du court métrage a offert une vitrine aux jeunes talents du cinéma et projeté l’image du Sud algérien sur la scène culturelle internationale. À travers ces rendez-vous, Timimoun participe activement à la promotion d’une Algérie plurielle, créative et ancrée dans ses territoires.
Créé en 2018, le Festival international du couscous s’est progressivement imposé comme un temps fort dédié à la célébration de ce plat fédérateur et des pratiques culturelles qui l’entourent. En favorisant les échanges entre les peuples et les traditions culinaires, il contribue à renforcer les liens culturels, à promouvoir l’image de l’Algérie comme référence gastronomique dans les espaces méditerranéen et africain, et à inscrire durablement Timimoun parmi les grandes capitales du tourisme mondial.
Par : A.D












