Travaux, bruits, kiosques anarchiques, motos qui slaloment, chiens à peine tenus en laisse, les vacances s’annoncent sous le signe de la désorganisation et de l’anarchie.
Les grandes artères de la ville, principalement celles qui mènent aux plages, connaissent en cet été de grands travaux de réalisation hydrauliques avec la pose des grandes buses pour l’écoulement des eaux d’assainissement et pluviales. Le boulevard de la Baie des Corailleurs (Kouba), El M’haffeur, sont quasi impraticables en cette période de forte circulation. Le bruit qui fuse des marteau-piqueurs dérange fortement la quiétude des riverains et des estivants à la recherche de calme.
En matière de développement touristique pour la réalisation des structures d’accueil dans le secteur du tourisme, hormis l’inauguration officielle dimanche dernier d’un nouvel hôtel de 3 étoiles au niveau du quartier de l’ex-saint Cloud, le reste ce sont des réalisations temporaires avec la mise en place des kiosques anarchiques. Les passants qui déambulent le soir en cette période caniculaire sur les plages de la ville, constatent que les trottoirs sont utilisés comme des avenues et des jeunes indisciplinés à motos et à vélos font de la vitesse et de dangereuses manoeuvres. Le soir venu, des jeunes insoucieux se promènent avec de gros chiens faisant peur aux enfants et à leurs familles. Au niveau des routes des plages, des automobilistes font de la vitesse de jour comme de nuit malgré la circulation routière dense en cette période de l’été. Ces scènes d’incivisme sont vécues par les familles qui fréquentent les plages de Rezgui Rachid et Fellah Rachid (Saint Cloud et Chapuis) qui dénoncent l’anarchie et les dépassements qui y règnent.
Les services concernés doivent prendre les mesures répressives et préventives en multipliant les contrôles pour atténuer ce genre de comportement et d’aventurisme qui portent atteinte à la liberté de circuler des passants. Au niveau de ces mêmes endroits, aucun coin n’est épargné par des semblants gardiens de parking illégaux qui vous cèdent une place de stationnement à 200 dinars, même si vous allez à la pharmacie du coin. Que dire de ces vespasiennes sales et sans eau, pour lesquelles il faut payer 30 dinars. Malgré ses sites féeriques, Annaba n’offre plus comme avant les meilleures commodités aux estivants. Il serait temps d’agir.
Par : Amar Ait Bara






