Dans un souci de dénoncer la corruption sous toutes ses formes et de rompre définitivement avec le silence, Mohamed Kenida et Chaabane Mechri, respectivement comptable et S.G de la section syndicale affiliée à l’UGTA, de la Société de production des semences céréalières (SAPSEC), reviennent à la charge. « Notre action s’inscrit avec la démarche du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, qui a ordonné, rappellent-ils, lors du Conseil des ministres du 14 mai dernier, de transformer les fermes pilotes en pépinières pour les ressources animales et végétales dans le cadre du développement de l’économie nationale.
Et d’expliquer, toutes les fermes pilotes devraient, ainsi, servir de locomotive pour la recherche et la promotion du secteur agricole dans notre pays. Le constat établi par les services de la présidence, sur les fermes pilotes est loin d’être reluisant », estiment nos interlocuteurs.
La gestion de ces fermes a été en deçà des attentes de l’Etat, lit-on dans le communiqué du Conseil des ministres présidé par le président de la République. Un rapport détaillé de 14 pages sur ce qui se passe dans ladite société et dans deux fermes pilotes, à savoir d’Oued El Athmania, dans la wilaya de Mila, et d’Oum El-Bouaghi, a été envoyé à la présidence de la République.
Le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, le wali de Mila, le procureur de la République, le directeur de l’Inspection de travail ont été, également, saisis d’une affaire dont les tenants et aboutissants ne sont pas encore connus. Une affaire qui continue, d’ailleurs, de défrayer la chronique locale, voire nationale. Suspendus arbitrairement par un responsable de l’Office interprofessionnel des céréales, qui se déclare intouchable, nos interlocuteurs tiennent toujours à la réhabilitation de leurs droits fondamentaux. Pour rappel, A. Si Hamdi, le directeur de la ferme pilote Mechri Salah à Oued El Athmania, a été placé sous mandat de dépôt dans le cadre d’une affaire de dilapidation de biens publics et de mauvaise gestion, selon des sources judiciaires.
De toute manière, toute une enquête, diligentée par les services de la gendarmerie nationale, sur la gestion de ces fermes pilotes et de la société précédemment citée est en cours. Nous y reviendrons avec d’autres détails dans nos prochaines éditions.
Par : A.A






