Pour tentative d’immolation de son oncle maternel : 7 années de réclusion criminelle pour l’accusé

Par : Amar Ait Bara

C’est un accusé malade se tenant difficilement debout pour demander pardon à son oncle maternel qu’il a failli immoler par le feu, qui comparaissait, dimanche, devant le jury pour répondre de ces actes. Le tribunal criminel a jugé en première instance cette affaire ayant trait à la tentative d’assassinat avec préméditation et guet-apens.

Les péripéties se sont déroulées le 14/6/2022 à la localité de «Ain Roumane», dans commune de « Chetaibi », lorsque l’accusé (le neveu), B-A-W, 46 ans, humilié devant tout le monde par M-R (son oncle maternel), 72 ans, qui a réagi en aspergeant d’essence la victime afin de l’immoler à l’aide d’un briquet. Le seul témoin sur les lieux, G-F, appelé à la barre, relatant les faits, a précisé avoir secouru la victime à ce moment-là.

En effet, c’est un litige concernant un problème d’héritage qui a déclenché ce conflit entre un neveu (l’accusé) et son oncle (la victime). L’oncle s’est rendu directement à la gendarmerie de Berrahal pour déposer plainte contre son neveu. L’affaire a été ainsi qualifiée de criminelle avec des accusations pénales, à savoir tentative d’assassinat avec préméditation et guet-apens.

Lors de son interrogatoire, l’accusé, affecté psychologiquement, demande le pardon de son oncle pour son acte, et également la clémence du tribunal criminel. Cependant, l’action publique ne peut être abandonnée même si la victime se désiste de la plainte, puisque l’acte a été d’ores et déjà consommé. Dans son réquisitoire, le procureur de la République relate les faits avec précision tout en mettant en exergue la dangerosité et la gravité de ces actes et requis ainsi la peine capitale.

Les deux avocats de l’accusé, qui se sont succédés à la barre, ont tenté de minimiser les faits tout en demandant les circonstances atténuantes au vu de l’état de santé de leur client, gravement malade, en besoin de soins appropriés. Son dossier médical a été déposé auprès du président du tribunal criminel pour être examiné lors des délibérations. Ayant pris en considération les circonstances attenantes, le tribunal criminel prononça la peine de 7 années de réclusion criminelle contre l’accusé principal dans cette affaire.

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