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MUNICIPALITÉ EL-KHROUB : Quel devenir ?

Par : Hamid Daoui                         

A voir tous les bilans désastreux enregistrés par toutes les assemblées populaires communales (APC) durant toute la période du pseudo-pluralisme partisan institué par la démocratie débridée au lendemain des évènements d’octobre 88, force est de constater que la situation de la commune et de ses administrés ne s’est pas pour autant améliorée. Avec pratiquement le même personnel politique, issu de l’ex-parti unique qui sévit sous diverses chapelles, rompues aux mêmes pratiques de gestion obsolète -avec ou sans- réformes du Code communal. Et surtout celui des marchés publics, le plus sujet aux appétits féroces de toute la faune des fonctionnaires de l’administration municipale, ses services techniques et leur tutelle et hiérarchie ainsi que les représentants mal-élus et à la légitimité notable dans des scrutins biaisés de bout en bout, sur fond de campagnes électorales carnavalesques soumises à terme à l’ingérence manifeste des autorités qui décident en dernier ressort avec la complicité bienveillante d’une « opposition » préoccupée par le partage de la « rente de position » dans les appareils électifs et autres statuts par le biais de conseils d’administration (CA) des nombreuses entreprises communales, créées -en 2013- au cours du mandat municipal 2012/2017.

 Avec ce mandat précité, composé de 33 locataires élu-es, dont 30 avaient le statut d’universitaires ayant exercé des hautes fonctions au sein des institutions de l’Etat et autres grosses entreprises publiques économiques, établissements financiers et bancaires ainsi que des directions sectoriels…etc. Pensant hisser de bonne foi la qualité de la gestion des affaires publiques de la Cité avec leurs niveaux intellectuels et leurs expériences professionnelles et maitrises des rouages et leurs relations privilégiées avec des hauts placés, l’APC s’est aventurée à instaurer une Gouvernance de management -en vogue- dans le sillage de la politique néolibérale  en créant une multitude d’entreprises et offices publics à caractère industriel et commercial (EPIC) pléthoriques avec de hauts salaires alignés pour leurs dirigeants et des primes annuelles en dizaines de millions, distribués sans contrepartie de résultats probants. Dans le quotidien des administrés et des améliorations de leurs conditions de salubrité publique du tissu urbain, gravement dégradé et encore moins  de l’éclairage public qui n’a cessé de s’obscurcir au fil des années, après un court épisode lumière avec des feux tricolores pour  sombrer dans le noir de l’insécurité et des fléaux divers, trafic des drogue, agressions et chiens errants ou tenus en laisse par leurs « maitres » qui font régner un climat de peur au milieu des quartiers et concentrations d’habitants de nouvelles cités.

Les mandats se suivent et se ressemblent sans atteindre l’objectif escompté d’une dé-bureaucratisation des lenteurs dans les quelques projets insignifiant inscrits dans les « programmes et promesses électoraux, jamais tenus. Avec la dilapidation de l’argent public et autres corruptions suspectées, en particulier dans les servies techniques de l’APC, restructurés de surcroit en diverses directions des travaux, de l’urbanisme et de l’environnement et autres directions du personnel et de l’administration municipale ! Aucune de toutes ces restructurations n’a donné lieu à de résultats probants ! C’est tout le contraire qui s’est produit avec des accélérations de la dégradation tous azimuts ayant clochardisé l’état des lieux et hypothéqué le développement ultérieur avec tous les budgets communaux bouffés et les faillites en perspective de toutes les entités censées accélérer et améliorer la situation sur fond de bradage de tout le foncier agricole et son déclassement pour le compte de sol constructible et urbanisable en pseudos projets de logements sociaux et ruraux transformés en « villas » à plusieurs niveaux. Et également avec le bradage des poches urbaines, destinées au préalable à des équipements publics en plein cœur des habitations, avant d’être l’objet de concessions pour le compte de l’investissement privé lucratif  au détriment de l’harmonie de la ville, dont les réseaux d’assainissement ne cessent d’éclater épisodiquement de partout, polluant l’environnement par l’atmosphère de l’air dégagé en combinaison avec les fumés des décharges publiques à ordures inflammables déposés sur les lieux et non ramassées par l’entreprise qui vient d’enrichir son parc de 2 camions dont l’un est déjà en panne, à cause du déficit de chauffeurs le plus souvent sans formations et encore moins une qualification requise.

Avec ce tableau noir et non exhaustif, s’interrogent des citoyens soucieux de leur commune : « Que peuvent faire les candidats ambitieux -fussent-ils jeunes technocrates incorporés dans les listes des partis rejetés par le hirak du 22 février- à la conquête de l’APC vidée de surcroit de ses ressources financières, dilapidées ? ».

Dans ce contexte de crise exceptionnelle multiforme sur fond pandémique et systémique, il appartient aux administrés de décider ce qui est le mieux pour leur municipalité.

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