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MILA : L’augmentation des prix lamine les petites bourses

Par : Zaoui Abderaouf

La cherté de la vie fait mal aux petites gens, aux petits fonctionnaires, aux sans-emplois et aux travailleurs journaliers, ils ne savent plus à qui se plaindre, ni à quel saint se vouer. Ils sont impuissants devant la voracité manifeste des commerçants véreux et sans scrupules qui, malgré la situation de crise que vit actuellement le pays par ces temps de pandémie, ne reculent devant rien pour harponner les citoyens et vendre à des prix hallucinants ne tenant nullement compte des  moyens financiers du petit peuple. Seuls les bénéfices que leurs ventes engrangent les intéressent, le reste n’a aucune valeur, que les gens meurent de faim ou ne trouvent rien à se mettre sous la dent, cela ne semble en rien les affecter.  Aucun produit alimentaire, fruit et légume de consommation courante que le petit peuple achète au quotidien n’a échappé à la folie des prix. Les lentilles, pois chiche, haricots blancs, pois cassés, pâtes alimentaires, fromages et même les boissons gazeuses ont connu des hausses  et, comble du malheur, continuent d’en connaître, la situation n’est pas  près de s’arrêter. L’huile de table, le sucre, le lait, la farine, la semoule et autres produits subventionnés par l’Etat n’échappent pas à la hausse des prix, à ne rien comprendre, les commerçants ne craignent personne. Le pain normal a, quant à lui, disparu de beaucoup d’étals de boulangeries, les boulangers lui préfèrent le pain amélioré, le petit peuple achète. La liberté des prix instaurée par  les pouvoirs publics fait beaucoup de mal aux petites bourses, seul le retour aux marges bénéficiaires imposées par les directions du commerce, comme cela se faisait du temps du parti unique, peut changer le cours des choses et permettre aux  agents du commerce de sévir et aux pauvres de savourer la vie à moindre prix. La concurrence qu’escomptaient créer  les pouvoirs publics entre les commerçants, lors de l’instauration de la liberté des prix à l’heure de la démocratie, n’a jamais eu lieu et n’aura jamais lieu car, dès leur sortie des marchés de gros, les détaillants se mettent d’accord sur le prix à appliquer, et presque partout le prix est le même. La concurrence n’a pas sa place dans notre pays. Quant à parler de viande blanche, la viande du pauvre, le poulet évidé se vend à 450 dinars le kilogramme, l’escalope est cédée à 750 dinars le kilogramme, la cuisse  de poulet à 360 dinars et les ailes à 150 dinars, c’est à prendre ou à laisser. Et le comble dans toute cette histoire des prix dans notre pays, c’est que le producteur accuse le grossiste qui à son tour accuse le détaillant qui lui-même accuse le grossiste qui à son tour accuse le producteur, à rendre fou le plus patient des êtres humains. Qui contrôle qui ? A qui se plaindre ?

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