Journées portes ouvertes sur le produit national à Constantine : Consommer algérien, est-ce toujours possible ?

Par : A.A

Depuis deux jours, la maison de la culture Malek Haddad ne désemplit pas. Et pour cause, des journées portes ouvertes sur le produit national sont organisées par la direction du Commerce et de la Chambre de commerce et d’industrie Rhumel (CCIR). Une manifestation qui a atteint, semble-t-il, son objectif qui n’est autre que d’inciter les ménages, en particulier, à consommer algérien. Mais est-ce toujours possible ? Une question tout à fait légitime que l’on se pose en ces temps difficiles, notamment en termes de compétitivité et de concurrence.

Ils étaient quarante exposants en ces journées portes qui ont, apparemment, suscité la curiosité de la population locale, venue en masse afin de s’enquérir à la fois de la qualité et du prix des différents produits nationaux. De l’agroalimentaire, à la mécanique, à l’artisanat, à l’industrie pharmacologique, entre autres, plusieurs créneaux sont présents dans cette exposition collective de la production nationale. Un cheval de bataille pour le ministère de tutelle qui semble déterminé à aller au bout de ce joli slogan ‘’consommons algérien’’.

L’idée en elle-même révèle la nouvelle stratégie choisie par le gouvernement, chute vertigineuse du prix du pétrole oblige, à encourager l’Algérien à consommer le produit national. Cependant, la grande question que tout le monde se pose : « Est-ce possible de changer d’une manière radicale le mode de consommation du citoyen après toutes ces années fastes »? Rien ne peut prédire ce que cette campagne, lancée en grande pompe, va «produire» comme effets chez un consommateur algérien de plus en plus exigeant.

Et si le prix d’un produit est, de l’avis des spécialistes, un atout majeur pour qu’il soit consommé ou carrément boudé, sa qualité est aussi importante. Une tendance à laquelle adhère le consommateur algérien. «Et si nous sommes pour la consommation du produit national, a tenu à dire un citoyen, rencontré jeudi dernier au palais de la culture, il faudrait que le facteur prix-qualité ne soit pas qu’un vœu pieux». Et l’autre grande question qui taraude aujourd’hui les esprits : que consomment, en fait, les initiateurs de cette campagne ? De la réponse à cette question dépendra certainement la réussite dudit slogan.

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