ILS SE MULTIPLIENT SUR LA RN 43 : Ces « dos-d’âne » qui agacent

Par : Adam S 

Dédoublé dans un projet d’extension et de modernisation pour faciliter la circulation automobile, il y a une dizaine d’années, la double voie express de la RN 43, reliant Jijel à El Milia, sur une distance d’un peu moins de soixante kilomètres, n’est plus qu’un parcours semé d’embûches. Encombrée de ralentisseurs, elle n’est plus que source d’ennuis pour les automobilistes, dont les véhicules sont exposés à de sérieux risques de pannes mécaniques. Au détour d’un tronçon bloqué par un ralentisseur, c’est un autre obstacle qui apparaît quelques mètres plus moins.

Sensée être rapide, cette voie est un casse-tête pour des conducteurs contraints d’user et d’abuser du système de freinage pour éviter des dommages à leurs véhicules. Freiner à tout bout de champ est la principale des manœuvres à effectuer tout au long de ce tronçon, dont les ralentisseurs, qui l’encombrent, ne cessent de se multiplier. Le dernier en date a été installé, il y a quelques jours, sur le tronçon traversant le campus universitaire de Tassoust, à quelques kilomètres, à la sortie Est de la ville de Jijel. Aux revendications émanant notamment des étudiants pour la réalisation d’une passerelle pour piétons, c’est un énième dos-d’âne qui a été installé comme mesure de ralentissement de la circulation. L’implantation de ces « objets encombrants » tout au long de la RN 43 est la mesure de prédilection prise pour ralentir une circulation déjà peu fluide. Le comble est que des ralentisseurs ont été implantés sur des tronçons où ont été réalisées des passerelles pour piétons.

Totalement abandonnées, deux de ces passerelles ont été réalisées au niveau de l’axe routier traversant la commune de Sidi Abdelaziz ; la troisième a El Kennar. Ces axes auraient pu s’en passer de ces ralentisseurs après la réalisation de ces passerelles dont l’utilité est réduite à néant. Il convient de signaler que, sans risque de se tromper, une cinquantaine de ralentisseurs sont semés dans les deux sens de cette voie, qui n’a plus d’express que le nom. C’est dans ces conditions que des usagers affirment mettre désormais jusqu’à une heure et demie de temps, voire plus, pour parcourir une distance qui aurait pu être expédiée en quarante-cinq minutes. Toutefois, le phénomène des dos-d’âne est une autre histoire à Jijel, qui fait de ces installations le moyen le plus facile pour ralentir la circulation. Certains en abusent encore pour les installer devant leurs maisons ou leurs commerces.

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