« Annaba ville Propre » : Le maire pourrait-il résilier le contrat avec l’entreprise ?

Par : Amar Ait Bara

Le premier responsable de la municipalité d’Annaba est en train de mener une campagne à l’encontre de tous les établissements publics à caractère industriel et commercial. Ainsi, ce dernier a décidé de proposer à l’approbation un projet de loi relatif à la résiliation du contrat conclu entre Annaba ville propre et la municipalité, après avoir échoué dans sa tentative de dissoudre l’établissement public de l’Office communal des sports, après un jugement en faveur des travailleurs et l’intervention du wali, Djamel Eddine Berrimi, qui a mis fin à l’aventurisme de cet édile. L’ordre a été rétabli au niveau de l’OCS qui a récupéré tout son patrimoine et des mises en demeure officielles ont été adressées aux bailleurs défaillants des salles des sports et des stades pour s’acquitter de leurs dettes contractées envers cet office des sports. Concernant le dépassement envers l’entreprise Annaba ville propre, le maire a décidé de résilier le contrat le liant avec cet EPIC en faisant appel au CET, Centre d’Enfouissement Technique de Berka Zerga, ou encore à des particuliers qui ne disposent pas assez de moyens matériels et humains comme l’EPIC Annaba ville propre. Cependant ce CET n’a ni la qualité encore moins les moyens techniques adéquats pour la collecte de toutes les ordures ménagères de la ville d’Annaba. Le CET est spécialisé uniquement dans l’entreposage des ordures et se charge également du pesage du tonnage de ces monticules d’ordures, et sa tâche se limite à ces activités. Il est utile de préciser que l’EPIC Annaba ville propre est une entité gérée administrativement par la wilaya et dont le président du conseil de son administration est le wali d’Annaba qui trouvera certainement la bonne formule pour arrêter ces actes irréfléchis aux conséquences graves. D’ailleurs les vices de forme et les mauvaises appréciations apparaissent à chaque décision prise par la maire, dont celle le liant avec l’association des autistes les « dauphins ». En effet, la présidente a présenté sa démission au maire qui n’est pas sa tutelle au lieu de l’assemblée générale de l’association et a commis une autre fois la même erreur en se désistant du siège sans respecter la même procédure. Si le maire commettra la même bavure en mettant au chômage forcé 550 employés, ces derniers vont riposter puisque leur établissement possède tous les moyens, dont 30 camions à bennes récemment acquis. Faudrait-il encore une seconde fois l’intervention du wali pour rectifier les erreurs cumulées du P/APC et, par voie de conséquence, mettre fin aux mauvaises intentions de ce dernier, celles de dissoudre tous les établissements publics, à savoir les EPIC en faisant appel aux privés !

Les travailleurs de l’EPIC Annaba ville propre interpellent le wali pour faire cesser ce marasme et comme à l’accoutumée ce dernier aura une crise à dénouer, dont est coupable le premier responsable de la municipalité qui excelle dans la précipitation. Ce projet de loi sera soumis au vote lors de la première session prévue au début de l’année 2023, les 17 frondeurs dont le nombre est en hausse seront présents pour voter « NON », pour le projet de la honte.

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